•  

    Quand j'ai commencé à tenir ce blog, je me suis fait une règle de ne jamais parler de moi et de m'en tenir à l'alimentation, aux recettes. Je n'ai ainsi jamais mentionné mon nom, mon métier, l'endroit où j'habite, donné des détails sur ma vie. 

    Aujourd'hui, j'ai envie de faire une exception. Parce que je vais mal et qu'écrire les choses noir sur blanc (ou plutôt noir sur jaune), me fera peut-être (je précise "peut-être") du bien.

     

    Ma mère est atteinte depuis quelques années d'une démence (qui selon les médecins, ne serait pas Alzheimer). Son entourage et moi-même avons vu peu à peu son état se dégrader jusqu'à devenir ingérable. Notamment pour tout ce qui concerne ses papiers, la banque, elle s'était mise à faire n'importe quoi.

    Je ne souhaite pas que ma mère soit "placée" : elle vit seule mais a toujours pour le moment certains gestes automatiques du quotidien. Elle se douche tous les matins, porte des habits propres, est capable de s'acheter à manger...

    La prendre avec nous ? Nous habitons à près de 150 kilomètres d'elle et quand bien même ce serait possible matériellement (ça ne l'est pas vu la taille de notre logement), j'avoue que je m'en sentirais totalement incapable. 

    J'ai dû me résoudre à faire une demande de protection juridique pour au moins toutes les questions administratives ou financières, et à la fin de l'année dernière, elle a été mise sous tutelle.

    Sauf que...

    Alors que je ne le souhaitais pas et l'avais dit, lors de mon audition, la juge m'a désignée comme tutrice. Il n'y a pour les magistrats que deux possibilités : soit la tutelle est exercée par un membre de la famille (et je suis la seule famille proche de ma mère), soit par un tuteur professionnel. Or j'ai appris depuis que vu la multiplication des pathologies type Alzheimer, ces derniers ne sont plus assez nombreux. Et si je ne doute pas que certains fassent bien leur métier, d'autres auraient une gestion disons "désinvolte" des "majeurs protégées" (c'est le nom officiel). 

    Je me rends compte aujourd'hui qu'en fait, quand je suis entrée dans le bureau de la juge, elle avait DÉJÀ pris sa décision : ce serait moi. 

    Depuis, ma vie est devenue un enfer. La tutelle est la forme la plus lourde de protection juridique. La personne perd quasiment tous ses droits qui sont transférés au tuteur. Il faut ainsi prendre possession des comptes en banque, contacter l'intégralité des organismes avec lesquelles la personne est en contact, fournir des quantités de pièces qui ne sont pas les mêmes pour toutes les administrations (ce serait trop simple), plafonner les dépenses, toujours en agissant au mieux des intérêts du majeur.

    Et tout cela en sachant que chaque démarche sera contrôlée par un magistrat et que chaque euro dépensé sera scruté et devra faire l'objet d'une justification. 

    Je me heurte en permanence à la mauvaise volonté de mes interlocuteurs. La banque a commis erreur sur erreur qu'il m'a fallu rattraper ce qui a pris des heures, voire des jours, je commence juste à y voir un peu plus clair même si tout n'est pas encore réglé.

    Les impôts jouent l'inertie : il faudrait créer un espace personnel pour ma mère, or je ne dispose pas des identifiants qui sont introuvables chez elle, mes coups de fil ou mails se perdent dans un vide intersidéral. Orange m'a renvoyé le dossier parce que je n'avais pas joint de photocopie de ma carte d'identité (qu'ils ne m'avaient pas demandée quand je les avais appelés). 

    Ma vie se passe désormais en coups de téléphone (avec des délais d'attente invraisemblable quand quelqu'un daigne répondre) qui ne donnent rien, mails qui ne reçoivent pas de réponse, courriers qui restent lettre morte. Et il faut continuer à gérer ma mère qui ne comprends plus rien à rien.

    Alors qu'est-ce que je fais ?

    Tout d'abord, je dirais que je pense faire une dépression. Chaque démarche me semble insurmontable, me demande des efforts surhumains, je tourne parfois une heure dans la maison en sachant que j'ai dix mille choses à faire sans savoir par quoi commencer. Je n'ai plus le goût à grand-chose et tout m'angoisse. Je vois se rapprocher la date fatidique à laquelle je devrai rendre au tribunal un inventaire des biens de ma mère (l'agence immobilière contactée pour faire une estimation n'a plus donné signe de vie, et ce n'est qu'un exemple des difficultés) et un budget prévisionnel. Il me manque des quantités de documents qui me permettraient d'avancer et je ne vois pas comment les obtenir car j'ai déjà tout tenté. 

    Ça n'empêche pas que je fais plein de choses dans une journée : appels téléphoniques, papiers, je continue de faire tourner la maison parce qu'il n'y a pas le choix, mais tout ça dans un état de stress jamais connu. 

    Qu'est-ce que je fais d'autre ? 

    On va dire que ça me ramène au sujet de mon blog : je mange. Je mange de bonnes choses cuisinées par moi, et me mettre à table, déguster sont devenus quasiment les seuls plaisirs de ma vie (et aller me coucher le soir quand c'est enfin l'heure !).

     

    Je suis consciente qu'avoir écrit tout ça ne changera rien à ma situation, que ça n'a rien d'intéressant pour qui éventuellement me lira... mais bon, c'est fait, ça m'a au moins soulagée un peu pendant quelques minutes. 

     

     

     


    41 commentaires
  •  

     

    Le broyé du Poitou

     

     

    En ce 31 décembre, voici une recette une peu particulière puisqu'elle va en théorie contre tous mes principes : elle contient en effet à la fois du gluten et du lactose.

     

    Alors pourquoi est-ce que je la donne quand même ? Pour plusieurs raisons :

    — Tout d'abord, je l'ai promise à une amie de blog.

    — Ensuite, je me dis qu'en certaines circonstances (et la période des fêtes en est une), il ne faut pas se montrer trop intransigeant.

    — Elle m'a par ailleurs été transmise par quelqu'un que j'aime beaucoup et ça, c'est essentiel. La nourriture contient une forte charge affective, on ne peut pas toujours la résumer à un ensemble de nutriments. 

    — Et enfin, tout simplement, elle est délicieuse...

     

    Ingrédients : 

     

    — 500 grammes de farine

    — 250 grammes de beurre demi-sel

    — 250 grammes de sucre de canne en poudre

    — 1 sachet de sucre vanillé

    — 3 œufs

    — 1 cuillère à soupe de lait

    — Éventuellement, un pot de marmelade d'orange

     

    Réalisation :

     

    — Dans un saladier, bien mélanger à la main la farine, le beurre légèrement ramolli et deux jaunes d'œufs.

    — Rajouter ensuite le sucre et le sucre vanillé, continuer à malaxer et faire une boule de pâte.

    — Laisser reposer environ une heure.

    — Préchauffer le four thermostat 7 (210 °).

    — Étaler la pâte au rouleau sur du papier sulfurisé et la déposer dans un moule rond d'environ 30 centimètres de diamètre.

    — Avec un dos de fourchette, dessiner un quadrillage. Piquer la pâte de loin en loin.

    — À l'aide d'un pinceau, badigeonner la pâte avec un jaune d'œuf mélangé à la cuillère à coupe de lait.

    — Mettre au four environ 25 minutes (je commence en général à vérifier la cuisson au bout de 20 minutes, éventuellement, j'éteins le four et laisse encore cinq minutes supplémentaires).

     

     

     

    — Découper en portions rectangulaires à la sortie du four.

    — Laisser refroidir.

     

    Il est possible, quand la boule de pâte est prête, de la séparer en deux, et après l'avoir laissée reposer, d'étaler deux cercles de pâte. Dans ce cas, on met le premier dans le moule, on couvre de marmelade d'orange par exemple (je compte essayer un jour aussi à la confiture de figues), on rajoute ensuite par-dessus le second cercle de pâte. Ensuite, on procède de la même manière que pour la recette nature.

     

    Pour le soir de Noël, comme j'étais chargée des desserts, j'avais fait (entre autres) deux variétés de broyé : un nature, et donc un à la marmelade d'orange.

    Personne ne connaissait (moi non plus avant qu'on ne me donne la recette), et tout le monde s'est régalé !

    Alors, je ne dis pas qu'un jour je n'essaierai pas une version sans gluten et sans lactose. Mais pour le moment, je m'en tiens à la préparation originale et franchement, c'est un délice.

     

    Bon bout d'an et bon réveillon à ceux qui en font un. 

    -

     

     


    34 commentaires
  •  

     Résultat de recherche d'images pour "tables de noel"

                                                                                                                                                 Photo d'internet

     

     

    En bonne orthorexique qui se respecte, pendant cette période des fêtes, je ne m’interroge pas trop sur ce que je vais bien pouvoir manger.

    Non, mon problème, c’est plutôt ce que je ne vais pas manger. Parce que ce n’est pas bon pour la santé, parce que ce n’est pas bon pour la planète…

    D’une année sur l’autre, ce sont toujours un peu les mêmes choses.

     

    — Le foie gras

    Il est présenté comme un incontournable des fêtes. À part un effet de mode ou une tradition, je n’ai jamais trop compris pourquoi. Cela étant, même bien avant de surveiller mon alimentation, je n’aimais pas vraiment.

    Pourquoi est-ce que je ne mange pas de foie gras ? Pour plein de raisons.

    Tout d’abord, par définition, un foie gras est un foie malade. Chez l’humain aussi il existe une maladie dite « du foie gras ». Ses causes peuvent être génétiques, mais le plus souvent, c’est le surpoids et une trop grosse consommation de sucres qui la provoquent. Ce n’est pas par hasard si on l’appelle aussi « maladie du soda » ! Et justement, on gave les oies ou les canards avec des glucides.

    C’est une maladie grave, qui peut évoluer en forme mortelle au même titre qu’une cirrhose (même sans avoir jamais consommé une goutte d’alcool).

    Et indépendamment de ce problème (qui  est à mon sens quand même majeur : comment manger un organe malade peut-il être bon pour la santé ?), il faut naturellement considérer la brutalité avec laquelle on gave les volailles : certaines sont blessées gravement voire meurent.

    Alors non, je ne veux pas manger un tel aliment.

     

    — Le chapon, la dinde

    La dinde ou le chapon sont là aussi un mets traditionnel des fêtes (disons qu’à cette période, c’est la fête pour beaucoup, mais pas pour les volailles). Tout le monde sait que le chapon est un animal castré (à vif), comme le mouton ou le bœuf. Le chapon est par ailleurs enfermé pas mal de jours dans une cage et dans l’obscurité, ce qui permet d’obtenir sa chair qui fait les délices de certains. J’ai beau savoir que toutes ces pratiques sont courantes, je les trouve barbares.

    Et bien entendu, je reprends mon leitmotiv sur l’élevage, plus gros pourvoyeur de gaz à effet de serre de la planète. Ne parlons pas de la façon dont ces animaux sont parqués dans des conditions trop souvent indignes ; j’ai l’impression que si on voyait RÉELLEMENT ce qui se passe dans les fermes et dans les abattoirs, les végétariens seraient plus nombreux simplement parce que les gens seraient dégoûtés. On me dira que ce ne sont que des bêtes (à titre d’information, plus de 60% des animaux sur la planète sont destinés à la boucherie, ce qui laisse quand même rêveur…), mais mon choix est fait.

    Alors non, je ne veux pas manger un tel aliment.

     

    — Le saumon

    Nature, en croûte, fumé, il est aussi un des incontournable des réveillons. Et en plus, on nous affirme que du fait de sa teneur en omégas-3 (bien réelle), il serait bon pour la santé.

    Mais c’est très discutable. Car le saumon est mauvais à plus d’un titre. D’abord la plupart du temps, c’est un saumon d’élevage, ce dont je me méfie a priori, souvent nourri aux farines et huiles animales qui sont insuffisamment contrôlées. La graisse du saumon notamment (car c’est un poisson gras) contient des traces importantes de PCB, produit dangereux et toxique, polluant longtemps très utilisé dans l’industrie. Certes, les PCB ont été interdits en France depuis 1987, mais leur durée de vie est très longue (jusqu’à plusieurs centaines d’années), et on les trouve encore largement dans l’environnement et la chair des animaux.

    Le saumon sauvage est infiniment plus cher. Et par ailleurs, comme tous les grands poissons carnivores, il est en bout de chaîne alimentaire (il se nourrit des plus petits).

    Or on sait tous comme les mers et les rivières sont polluées : les petits poissons absorbent donc de cette pollution… un peu du fait de leur taille. Mais les grands poissons, qui mangent par définition une grande quantité de petits, sont beaucoup plus contaminés notamment en métaux lourds.

    Alors non, je ne veux pas manger un tel aliment.

    Cela fait d’ailleurs des années que j’ai arrêté de consommer du saumon. L’année dernière, où j’avais eu envie de faire moi-même des blinis, pour les garnir, j’ai choisi de la truite fumée bio. Ce n’est pas parfait, mais c’est moindre mal (et accessoirement, c’est beaucoup moins cher).

     

    Je n’ai parlé ici que de ce qui est pour moi le plus évident, mais la liste pourrait s’allonger à l’infini (en y incluant par exemple les huîtres, le homard ou les desserts, notamment les desserts industriels).

     

    Alors, comment est-ce que je fais pendant cette période ?

    Quand je suis invitée… je dirais que je m’incline. Le travail de la cuisinière ou de la personne qui reçoit se respecte, je ne dis donc rien et je mange ce qu’on me présente (sauf le foie gras et la viande, mais dans mon entourage, tout le monde sait que je suis végétarienne depuis très longtemps, ce qui passe pour une gentille lubie, mais bien acceptée en général).

    Sinon, le saumon, la bûche, les  gâteaux tout prêts… je fais avec, parce que la vie en société impose ce genre de compromissions avec soi-même. Mais une fois l’an, il n’y a pas abus.

    Et si nous sommes seuls ou si c’est nous qui recevons ?

    Eh bien là, ce sont les autres qui s’inclinent. Nos menus de fêtes sont je l’avoue assez peu conventionnels, mais ils sont délicieux quand même.

     

    D’ailleurs, j’ai des idées tout à fait alléchantes pour le 31 décembre !

     

     

     


    25 commentaires
  •  

    Cake au chocolat et au gingembre

     

     

     Voici une recette que j'ai découverte récemment. Je l'ai modifiée pour qu'elle soit bien sûr sans gluten et sans lactose.

    Si on n'aime pas le gingembre confit (qui a un goût assez fort, c'est vrai), pas de problème, il suffit de le supprimer (j'en mets d'ailleurs moins que c'était indiqué).

    C'est facile à faire, un peu long cependant du fait des nombreux ingrédients.

     

    Ingrédients :

     

    — 4 œufs entiers

    — 110 grammes de sucre de canne

    — 100 grammes de beurre végétal plus une pincée de fleur de sel (c'est pour remplacer le beurre demi-sel de la recette initiale, mais si on n'a pas de problème avec les produits laitiers, on peut utiliser 100 grammes de beurre demi-sel)

    — 80 grammes de farine de riz (ou 50 grammes de farine de riz + 30 grammes de fécule)

    — un sachet de levure sans gluten

    — 50 grammes de poudre d'amande

    — 40 grammes de cacao en poudre non sucré

    — 15 centilitres de lait d'amande

    — le zeste d'un citron bio (ou au minimum non traité)

    — le jus d'un citron

    — 50 grammes de pépites de chocolat noir

    —100 grammes d'écorces de citrons confits en morceaux (on en trouve dans les magasins bio)

    — 50 grammes de gingembre confit à découper en très petits morceaux

    — Pour le glaçage : le jus d'un demi-citron et 80 grammes de sucre glace

     

    Réalisation :

     

    — Préchauffer le four à 180° (thermostat 6).

    — Dans un grand saladier, battre les œufs et rajouter successivement l'ensemble des ingrédients. Bien mélanger.

    — Verser dans un moule à cake préalablement huilé.

    — Mettre au four pendant environ 50 minutes. Commencer à ce moment à vérifier la cuisson avec un couteau. Selon mon expérience, le cœur du gâteau est long à cuire, mais j'ai remarqué que cela varie selon les fois, comme souvent en cuisine. Il m'a déjà fallu une bonne heure. 

    J'ai aussi rencontré un problème que je résous au cas par cas : la préparation est assez liquide, si on met tout quel quel, les morceaux de gingembre et de citron ont tendance à tomber au fond du moule. 

    Il y a plusieurs possibilités pour contourner cette difficulté : soit enfourner cinq minutes au départ avec une température plus élevée (200° ou thermostat 7) le temps de "figer" l'ensemble. Ou alors, mettre seulement la moitié du citron confit et du gingembre, enfourner cinq minutes, sortir le gâteau du four et rajouter au-dessus le reste du citron-gingembre. J'avoue que je tâtonne encore...

     

    Cake au chocolat et au gingembre

     

     

    Quand le gâteau est cuit, pendant qu'il tiédit, réaliser le glaçage en mélangeant le sucre glace et le jus d'un demi-citron. Je me suis rendu compte qu'en le faisant légèrement chauffer puis refroidir, le glaçage est plus homogène et a tendance à épaissir un peu, ce qui est mieux.

     

    Cake au chocolat et au gingembre

    Appliquer le glaçage sur le dessus du cake (comme sur la photo de début d'article).

     

    Le citron et le gingembre amènent un petit côté acidulé à ce gâteau très riche.

    Pour dire la vérité, c'est une vraie bombe calorique ! Mais pas grave... Il suffit d'en prendre de petites parts, et ainsi, il dure plus longtemps !

     

    Attention : Mieux vaut conserver le cake au réfrigérateur, Sinon, le mélange œufs, lait, beurre risque de tourner. Penser à le sortir une heure avant de le consommer. 

     

     


    35 commentaires
  •  

     

     

    J'écris juste ici un petit mot (pour une fois), car je me rends compte que je me suis mal exprimée dans mon article précédent. La communication, c'est terrible, on sait soi-même ce que l'on veut exprimer, ça paraît clair dans sa tête... et en fait, non, on n'a pas été clair du tout !

     

    Je n'ignore pas qu'en traînant sur des sites concernant la santé naturelle, je deviens une cible commerciale pour tout ce qui touche de près ou de loin à ce domaine. 

    C'est comme acheter une paire de chaussures par internet : on risque bien de se faire inonder de propositions émanant de sites de chaussures, jusque-là, rien de nouveau. On sait que c'est une sorte de règle d'internet, désagréable certes, mais connue et facilement contournable.

     

    Pour la santé naturelle, je trouve ça plus pervers en réalité. Parce que les lettres dont j'ai parlé et qui sont de simples arnaques commerciales proviennent des auteurs eux-mêmes qui d'habitude, m'envoient des articles purement informatifs.

     

    C'est la même personne qui m'adresse par exemple un récapitulatif concernant la valériane, ou le danger des statines, et qui ensuite me propose, après tout un tas de circonvolutions, de commander un complément alimentaire qui va révolutionner ma vie, à 100 euros (ou plus) par mois. 

    Ce n'est pas comme si ça m'arrivait d'un labo, ça serait immédiatement repérable. Non, ça vient du site lui-même auquel je suis abonnée. 

     

    Alors quelle est la solution ?

     

    Si je mets l'adresse mail dans mes "indésirables", je ne recevrai plus aucun message, pas même ceux que je souhaite lire ! Je suis donc obligée d'au moins parcourir la lettre pour savoir à quoi j'ai affaire. L'arnaque est par conséquent bien plus subtile 

     

    Or je le répète, on est dans un domaine sensible (celui de le santé), dans un domaine soi-disant "éthique" (celui de la santé naturelle)... et les auteurs se livrent à des manœuvres qui me paraissent pires que celles de la pub pure et dure.

     

    Alors oui, je reste abonnée, mais je reconnais que ça me met en rogne ! 

     

     


    6 commentaires