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    Voici la recette d'un gâteau que nous apprécions beaucoup : nous adorons en effet les fruits secs, et l'avantage, c'est qu'il s'agit d'un dessert qu'on peut confectionner toute l'année, il ne contient pas d'ingrédients "de saison". 

    Il est bien sûr, dans ma version, sans gluten et sans lactose.

     

    Ingrédients :

     

    — 150 grammes de figues sèches bio

    — 3 cuillères à soupe de miel (comme le miel à la cuisson donne parfois, selon les variétés, un goût un peu fort, on peut le remplacer par du sirop d'agave, ou faire moitié-moitié)

    — 100 grammes de sucre en poudre

    — 13 cl de lait d'amande

    — 10 cl d'huile de colza (+ un peu d'huile de colza pour le moule)

    —200 grammes de farine (je fais en général un mélange 150 grammes de farine de riz, 50 grammes de fécule)

    — 1 sachet de levure sans gluten et sans phosphates (dans les magasins bio)

    — 3 œufs

     

    Réalisation :

     

    — Couper les figues en morceaux et les laisser tremper dans l'eau tiède au moins une heure (pour qu'elles redeviennent bien moelleuses. Il paraît aussi que c'est le meilleur moyen pour obtenir tous les nutriments.)

    — Préchauffer le four thermostat 6 (180°).

    — Dans un saladier, fouetter les œufs et le sucre. Rajouter le miel (ou le sirop d'agave), la farine, la levure.

    — Incorporer le lait d'amande puis l'huile.

    — Bien mélanger pour obtenir une pâte homogène.

    — Intégrer les morceaux de figues.

    — Verser dans un moule à cake huilé.

    — Laisser cuire au four environ une heure (la cuisson est longue, vérifier avec un couteau).

     

    Quand j'ai commencé à faire cette recette, j'avais toujours le même problème : les morceaux de figues se retrouvaient au fond du cake, au lieu d'être bien répartis.

    On m'a donné plusieurs trucs pour éviter ça : fariner les fruits secs, mais ça n'a pas marché. Une amie m'a dit aussi de commencer pendant cinq à dix minutes la cuisson en mettant le four thermostat 7 (environ 200°), mais là non plus, ça n'a pas été totalement concluant.

    Désormais, après plusieurs essais pour résoudre le "problème", j'intègre les morceaux de figues sèches en deux fois. Je ne les mélange jamais directement à la pâte. Quand celle-ci est dans le moule, je mets la moitié des fruits en morceaux sur le dessus, et j'enfourne en effet cinq minutes thermostat 7, pour "saisir" la préparation.

    Puis, au bout de cinq minutes, je sors le moule, et je rajoute, toujours par-dessus la pâte, le reste des morceaux de figues. 

    C'est le seul moyen que j'ai trouvé pour que ce soit bien réparti, mais je sais que ce n'est pas très orthodoxe, puisque normalement, quand on commence une cuisson, il ne faut plus ouvrir le four. Mais mon gâteau monte normalement, et les fruits sont bien répartis. Alors, puisque ça marche...

     

    Bref, quelle que soit la répartition des figues, c'est une recette succulente !

     

     

     


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    Faire la vaisselle

     

     

    Rien de plus simple que de faire la vaisselle, me dira-t-on. Soit on charge le lave-vaisselle, comme le font la plupart des gens de nos jours, sans oublier de vérifier qu’il y a bien du sel, du liquide de rinçage, et une tablette (ou de la poudre) détergente.

    Ou alors, si pour quelque raison que ce soit, on n’a pas de lave-vaisselle, on met du produit sur une éponge, on frotte et on rince. Ce n’est guère sorcier.

    Eh bien, quand on est orthorexique, ça devient beaucoup plus compliqué…

     

    Longtemps, j’ai fait comme tout le monde. J’avais un lave-vaisselle parce qu’il faut vivre avec son temps ! Et cela même à l’époque où j’étais célibataire.

    Quand je suis venue habiter avec mon mari, il n’y avait tout simplement pas de place dans la cuisine pour un tel appareil. Donc, exit le lave-vaisselle. En général, c’est mon époux qui la faisait à la fin de chaque repas, et j’ai constaté… qu’il n’utilisait pas de produit dégraissant.

    Évidemment, grosse surprise. Comment pouvait-on prétendre avoir une vaisselle propre seulement avec de l’eau ?

    Mon mari a travaillé longtemps dans la chimie industrielle, et devant mes interrogations, il a évoqué les « ppm ». Je ne suis toujours pas sûre de savoir ce dont il s’agit d’un point de vue scientifique, mais j’ai compris le principe : même en rinçant bien, il reste toujours des résidus des substances chimiques dont on se sert. Certes, c’est souvent à l’état de traces… mais ça demeure et c’est même mesurable.

    J’avoue à l’époque avoir été peu sensible à ces arguments, je voyais juste que dans certains cas, ce n’était pas nickel (d’autant que les hommes, n’est-ce pas !). Alors, je râlais parfois, et il m’arrivait de repasser derrière avec mon liquide produisant une belle mousse.

     

    Et puis… J’ai commencé à faire attention à notre alimentation et à tout ce qu’on avale, volontairement ou non. Et là, j’ai changé d’avis.

    Car oui, les produits destinés aux lave-vaisselle, pour être efficaces, sont des produits chimiques, et oui, il avait raison, il en reste toujours des particules, même infimes. Et quand on utilise ensuite notre vaisselle bien propre pour manger, on absorbe ces particules. De ce fait, on ingère des produits chimiques quotidiennement.

    Et du coup, j’ai complètement cessé de fantasmer sur le lave-vaisselle qui délivrait la femme de son aliénation.

    Et pour la vaisselle à la main… même chose. Est-ce que tout le monde rince parfaitement assiettes, couverts, verres et plats ? Je n’en suis pas certaine. On a plutôt tendance à vérifier que c’est bien brillant, mais sans trop se soucier  du reste.

     

    J’en suis donc venue à la méthode de mon mari, qui lui n’est pourtant pas orthorexique (disons qu’il l’est devenu indirectement à mon contact, par ricochet). Il est bel et bien préférable de faire la vaisselle à l’eau très chaude, qui nettoie bien et a la faculté de dissoudre les graisses (mais il faut vraiment qu’elle soit très chaude, tiède ça ne marche pas).

    Par contre, je reconnais que pour les plats franchement sales dans lesquels j’ai cuisiné, il m’arrive d’employer du produit, mais en toute petite quantité. Je le prends bio naturellement, et surtout, je rince longtemps et très soigneusement.

    Parce que je ne vois pas à quoi il servirait de surveiller la qualité de ce que je mets dans nos assiettes… si nos assiettes elles-mêmes sont contaminées !  

     

     

     


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    J'ai écrit ailleurs que j'aimais beaucoup cette recette, originale, économique, et de plus délicieuse. Sans oublier que les maquereaux sont bourrés d'omégas-3. Ils n'ont pas une réputation de poissons "nobles", pour certains ils sont trop forts... mais nous ne devons pas être trop délicats puisque nous nous régalons avec ce plat ! 

     

    Ingrédients (pour 4 personnes) :

     

    — 4 filets de maquereaux

    — 3 à 4 poireaux 

    — 2 gousses d'ail 

    — 4 cuillères à soupe de sauce soja bio (plus éventuellement une cuillère à soupe de nuoc-mâm : personnellement, j'évite, car on ne sait pas trop avec quoi c'est fait) 

    — 30 centilitres de bouillon de légumes 

    — huile d'olive

    — 1 oignon rouge 

     

    Réalisation :

     

    — Enlever délicatement les arêtes des filets de maquereaux à l'aide d'une pince à épiler (c'est le plus long et le plus ennuyeux de cette recette). 

    — Écraser l'ail et le mélanger à la sauce soja (avec ou sans nuoc-mâm). 

    — Badigeonner les filets de maquereaux côté chair avec la sauce et mettre à mariner au moins une heure au réfrigérateur. 

    — Émincer les poireaux. Chauffer de l'huile d'olive dans une poêle, et les faire revenir à feu doux. 

    — Mouiller ensuite les poireaux avec le bouillon de légumes et faire cuire pendant environ vingt minutes. 

    — Saler et poivrer. 

    — Disposer les filets de maquereaux sur le lit de poireaux et laisser mijoter pendant encore cinq à dix minutes. 

    — Émincer un oignon rouge et juste avant de servir, parsemer le poisson de rondelles d'oignon.  

     

    Jusqu'à hier, cette recette n'avait pour moi que des qualités : goût, qualités nutritionnelles. Et puis donc, hier après-midi, à la lecture d'une des lettres sur la santé naturelle à laquelle je suis abonnée... j'ai appris qu'il fallait consommer peu de maquereaux (peu de quasiment tous les poissons, d'ailleurs, selon l'auteur), car ils contiennent des métaux lourds. Je le savais pour les gros poissons (thon, saumon par exemple, que je n'achète jamais), mais pas pour les petits. 

     

     

    Alors, que faire ? Arrêter aussi le poisson ? J'avoue être parfois découragée par toutes ces informations. Je sais que je l'ai déjà souvent dit, mais la vie des orthorexiques est parfois une sacrée source de stress... 

     

     

     


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    Les marchés, c’est bien sûr toute l’année, mais les beaux jours arrivant enfin, ils vont être beaucoup plus fréquentés qu’en hiver.

    Je vois deux raisons principales de faire ses courses au marché :

    Pour certaines personnes, c’est surtout une question d’ambiance, comme l’avait en son temps chanté Bécaud : entendre parler haut et fort (en Provence, c’est souvent le cas), rencontrer éventuellement ses amis, discuter devant l’étal des fruits et des légumes colorés de la belle saison, au milieu des bonnes odeurs de fromages, d’olives, etc.

    Mais pour d’autres, « faire le marché », c’est aussi une garantie d’avoir des produits locaux, moins trafiqués, plus sains. Je connais des gens qui n’achèteraient pas leurs œufs, leurs fruits et légumes ou même leur viande ailleurs car pour eux, c’est forcément de meilleure qualité !

     

    Personnellement, j’ai déserté les marchés depuis quelques années… paradoxalement depuis que je me suis mise à surveiller beaucoup mon alimentation. Si je m’y rends une fois ou deux par an, c’est un maximum, et je flâne dans ce cas plutôt chez les bouquinistes…

     

    — Y aller pour l’ambiance ne correspond tout simplement pas à mon caractère. Je n’aime pas énormément la foule, si je croise des amis, je préfère leur parler dans un endroit tranquille, et sans qu’on soit obligés de crier pour se faire entendre par-dessus du brouhaha ambiant, chacun une salade à la main.

    Et puis, on ne sait jamais où est la file d’attente, chacun tend dans la confusion son panier de légumes vers le forain, il faut éviter de se faire passer devant, de se faire bousculer, chercher la monnaie parce que les marchands n’en ont jamais… bref, ce n’est pas mon truc, tout cela m’agace. Mais c’est juste mon ressenti personnel, je conçois parfaitement qu’on adore et ne rate aucun marché.

     

    — Par contre, s’y rendre pour avoir de la meilleure qualité… là, je suis carrément sceptique.

    Bien sûr, si on connaît exactement les producteurs chez qui on se sert, si on a visité leurs fermes, si on sait comment ils travaillent, tout va bien. Mais je ne crois pas que ce soit le cas de la plupart des gens qui fréquentent les marchés.

    Évidemment, il y a l’argument de la proximité. Au marché, on achète normalement aux producteurs locaux. Ça évite les transports des denrées sur de longues distances, l’utilisation de carburant, la conservation dans les frigos. Encore que certaines fois, j’aie des doutes sur le fait que tout provienne des environs. Quand je vois un étal où on vend des pommes, des poires, des tomates, des bananes, des ananas… je me méfie.

    Par ailleurs, quand bien même effectivement ce serait de la production locale, qu’est-ce qui me prouve que l’agriculteur cultive correctement ses fruits et ses légumes ? Ce n’est pas parce qu’il est à 20 kilomètres de chez moi qu’il n’inonde pas ses champs de pesticides, d’engrais chimiques. Et celui qui vend des œufs, comment nourrit-il ses poules ? Une alimentation naturelle ? Des farines ?

    Pour moi donc, acheter au marché n’est absolument pas une assurance de qualité.

    Et puis, je trouve compliqué de s’y retrouver parmi les producteurs. Il y a ceux qui n’indiquent rien sur leurs pratiques d’exploitation, ce qui laisse supposer qu’ils ont recours aux produits chimiques.

    Il y a ceux qui mettent « non traité », ce qui me paraît une formulation vague. Non traité après la récolte ? Non traité pendant que ça pousse ? Ce sont les terrains qui sont non traités ?

    Car si c’est seulement non traité après la récolte, c’est certes mieux que l’agriculture conventionnelle, mais il y a quand même des produits toxiques.

    Évidemment, il y a ceux qui font du bio. Car oui, ils sont présents sur les marchés, je le sais bien. En général, leurs stands sont signalés par le logo AB.

    Mais dans ma région en tout cas, ce sont vraiment de tout petits producteurs. Certains ne proposent que des salades, d’autres uniquement des oignons et des patates, ou deux types de fromages. Alors les derniers temps où j’allais au marché, pour moi, c’était vraiment devenu trop malcommode. Je perdais deux heures à passer d’un stand bio à l’autre, et il était rare qu’au terme de mes courses, j’aie tout trouvé. Donc, énervée par ce parcours du combattant, en fin de matinée, j’en arrivais à me rabattre, pour ce qui me manquait, sur des étals qui ne faisaient même pas du « non traité », parce qu’il me fallait bien rentrer chez moi.

     

    Surveiller au maximum son alimentation est déjà compliqué, alors si j’ai un moyen de me simplifier un peu la vie, je le prends.

    Donc, je préfère aller dans les magasins bio. Évidemment, pour le côté locavore, c’est généralement raté. Mais au moins, j’ai du bio sans y passer un temps fou, je peux acheter l’esprit tranquille car je sais que les commerçants sont contrôlés (quels sont les contrôles chez les petits producteurs qui vendent au marché ?), et je trouve toujours en un seul magasin (deux maximum) ce qu’il me faut.

    Je l’ai déjà dit, être orthorexique est souvent anxiogène, du moins c’est mon cas : en cessant de fréquenter les marchés, j’ai éliminé à la fois une corvée et une source de stress, même si je n’ignore pas que ce n’est pas LA solution idéale.

     

     

     


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    J'ai beau vouloir cuisiner le plus possible moi-même, certains jours, je n'ai vraiment pas le temps. Dans ce cas, je vais au simple et au rapide : omelette de pommes de terre, panisses au coulis de tomate (c'est une spécialité provençale), aïoli, etc.

    Mais il y a un plat que nous aimons beaucoup, et qui lui aussi se fait très vite. On a l'impression de manger quelque chose d'assez élaboré, alors que c'est ultra-simple. 

     

    Ingrédients (je mets ça pour deux, mais cela nous fait deux repas) :

     

    — 3 à 4 filets de poisson (en général, je prends du cabillaud, poisson de pleine mer et jamais d'élevage... pour le moment)

    — 4 à 5 tomates (on commence à en trouver de vraiment bonnes) 

    — 3 à 4 courgettes 

    — 2 oignons 

    — un peu de coulis de tomate 

    — sel, poivre, herbes (j'utilise le plus souvent un mélange "spécial poisson" acheté en Corse) 

     

    Réalisation :

     

    — Émincer l'oignon, couper les courgettes en petits cubes. Arroser d'huile d'olive et mettre au four thermostat 6 (180°) pendant une vingtaine de minutes. Cela permet de commencer à faire fondre les deux légumes qui restent sinon les plus fermes. 

    — Poser sur cette fondue les filets de poisson, saler, poivrer, parsemer d'herbes. Arroser encore d'un peu d'huile d'olive. 

    — Couper les tomates en rondelles, les disposer sur le cabillaud, rajouter un peu de coulis. 

    — Remettre un filet d'huile d'olive, saler et poivrer une dernière fois. 

    — Enfourner thermostat 7 pendant 10 à 15 minutes, puis baisser la chaleur thermostat 5. Laisser cuire encore pendant une vingtaine de minutes (surveiller la cuisson). 

     

    On a au final du poisson qui a cuit dans l'huile, son propre jus et le jus des légumes. Il devient très moelleux, tous les parfums se mélangent, c'est un régal. Et ça a pris un quart d'heure au grand maximum !

     

    Comme quoi, cuisiner ne nécessite pas toujours d'y passer des heures, contrairement à ce que l'on croit parfois !

     

     

     


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