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                Michel de Lorgeril

     

     

    Le gras est censé être notre ennemi à tous. D’ailleurs c’est bien simple, il n’y a qu’à regarder toutes les publicités à la télévision. Chaque fois qu’elles concernent un aliment, on peut lire en bas de l’écran une des fameuses phrases du PNNS (Plan National Nutrition Santé) : « Mangez moins gras, moins salé, moins sucré ».

    Le gras est notre ennemi puisqu’il nous ferait grossir. Dans tous les régimes, on conseille une cuillère à café d’huile, cinq grammes de beurre… quand on n’incite pas carrément à « vaporiser » de la vinaigrette sur les salades pour en mettre moins !

    J’ai déjà évoqué ailleurs la question du poids, je n’y reviens pas. Rappelons-nous seulement qu’une calorie reste une calorie, qu’elle soit de matières grasses ou de haricots verts.

     

    Mais le gras est aussi notre ennemi puisqu’en corollaire, les médecins nous mettent en garde contre des taux trop élevés de cholestérol, lequel serait responsable de tous nos maux. Et attention si ces taux dépassent un tout petit peu les 2 g/l (certains parlent de 1,80 g/l) admis : vite, des statines pour faire baisser tout ça !

    Il s’agit là du discours de la médecine officielle. Mais qu’en est-il vraiment ?

     

    S’en prendre aux graisses que nous absorbons et à notre cholestérol vient en fait de plusieurs erreurs d’interprétation voire impostures.

     

    — La première imposture (parce que là, c’est réellement le cas) remonte aux années 50.

    Un médecin américain, Ancel Keys, de l’université du Minnesota, lance à cette époque une grande étude (dont on saura plus tard qu’elle était partiellement financée par l’industrie du sucre).

    Je n’entre pas dans les détails, mais en gros, il observe des milliers d’habitants de 7 pays occidentaux, et établit grâce à ça un lien entre un taux de cholestérol élevé et le nombre de maladies cardio-vasculaires.

    Sauf que, pour valider son étude, il exclut sciemment tout ce qui ne correspond pas à son postulat de base (trop de graisses = trop de cholestérol = plus de maladies cardiaques). Ainsi, on consomme autant de matières grasses en France qu’en Finlande, pourtant la Finlande connaît sept fois plus de cas de maladies cardio-vasculaires. Or, la France n’entre pas dans l’étude de Keys… Bizarre…

    Bref, tout ça a été manipulé. L’objectif était de prouver que le gras était dangereux  et dans le même temps, l'industrie du sucre nous affirmait que le sucre au contraire nous donnait de l'énergie sans entraîner sur la santé les effets néfastes des graisses. 

    Le problème est que c’est sur cette étude initiale et sur l’hypothèse qu’elle défendait que toutes les suivantes se sont basées, et que s’est construite la théorie sur le cholestérol, responsable de tous nos maux…

     

    — Ensuite, il y a eu une confusion.

    Beaucoup de problèmes cardiaques sont dus à l’athérosclérose, c’est-à-dire des plaques qui se déposent sur les artères, les plaques d’athérome.

    Or, ces plaques (qui sont en effet bel et bien responsables de crises cardiaques) sont constituées entre autres de cholestérol. D’où l’assimilation facile : quand on a trop de cholestérol, il se dépose sur les artères pour former les plaques d’athérome.

    Sauf que ce n’est pas si simple. Car on peut avoir un taux de cholestérol élevé et ne pas avoir de plaques d’athérome.

    D’ailleurs les Inuits, pour ne citer qu’eux, qui ont une alimentation principalement carnée (évidemment, il ne pousse guère de fruits et légumes sur la banquise) et riche en graisses, n’ont pas plus de maladies cardio-vasculaires que d’autres populations. (Cela étant, le cas des Inuits semble quand même particulier, avec de possibles mutations génétiques.)

    Le fameux régime méditerranéen (ou régime crétois) est réputé pour être un des meilleurs du monde pour la santé. Or, il n’est pas pauvre du tout en graisses (présence d’huile d’olive notamment). Les populations du bassin méditerranéen auraient plutôt plus de cholestérol que d’autres… mais moins de maladies cardio-vasculaires. Ça laisse rêveur.

     

    — Évidemment, difficile de parler du cholestérol sans évoquer les fameuses statines, médicament-miracle qui fait baisser le cholestérol.

    Les statines ont deux caractéristiques :

    * Elles sont le médicament qui dans le monde, rapporte le plus aux laboratoires (tiens tiens…).

    * Et il est reconnu (même par les fabricants, c’est écrit sur les notices) qu’elles provoquent de nombreux effets secondaires : notamment de fortes douleurs musculaires, et des troubles parfois très importants de la mémoire.

    Or, on prescrit massivement des statines, parce que bien sûr, le plus important pour les médecins est que ce fichu taux de cholestérol soit le plus bas possible.

    D’autant que petite précision, il y a 20 ou 30 ans, un taux à 2,5 g/l n’était pas considéré comme spécialement alarmant. Aujourd’hui, on a baissé ce taux de façon drastique. Donc on prescrit beaucoup de statines car beaucoup de personnes dépassent le seuil fatidique.

    Et ne parlons pas de tous les médecins qui imposent la prise de statines même quand on n’a pas de cholestérol, pour son effet « préventif » (lequel n’a jamais été clairement démontré, sinon par des études aussitôt démenties par d‘autres).

     

    Or, il faut bien savoir que le cholestérol nous est indispensable. C’est un des constituants de chacune de nos cellules, et le plus gros consommateur de cholestérol dans notre organisme est le cerveau.

    D’ailleurs, même si cela reste encore assez confidentiel, quelques médecins commencent à évoquer un lien possible entre un taux de cholestérol faible (naturellement ou parce qu’on l’a fait baisser par un régime ou des médicaments) et l’apparition de démences. Des gens (j’en connais deux à titre personnel) constatent que certains que leurs proches qui ont toujours eu une alimentation très pauvre en graisses (pour être minces, ou sur injonction des médecins pour raisons de santé) développent des démences. Du coup, ces personnes se posent légitimement des questions.

     

    Alors, je ne dis bien sûr pas qu’il faut laisser son taux de cholestérol exploser et ne se nourrir que de charcuterie et de beurre. Il ne doit pas être anormalement élevé. Dans ce cas évidemment, il faut consulter, faire éventuellement un régime (le crétois semble le plus efficace) et en dernier recours, prendre un médicament.

    Mais quand on a un taux un peu haut par rapport à la norme des médecins, il me semble qu’il n’y a pas de quoi s’affoler. Juste contrôler de temps en temps. Sans oublier de vérifier le rapport entre le « bon » et le « mauvais » cholestérol… Et opter pour une bonne hygiène de vie : sédentarité, alcool, tabac sont des ennemis du cœur… Tout ça est bien plus complexe que le diagnostic médical trop fréquent : « Attention, faites-moi baisser ce cholestérol ».

     Et au lieu de se précipiter sur les statines à la moindre alerte, il faut penser aussi à privilégier les bonnes graisses (pas trop de graisses animales au détriment des végétales), respecter le fameux équilibre entre omégas-6 et omégas-3 (je rappelle : pas plus de cinq unités d’omégas-6 pour une unité d’omégas-3). Mais peu de médecins font cette démarche d’explication qui prend du temps, nécessite de discuter avec le patient, de le conduire à changer ses habitudes… alors que rédiger une ordonnance en cinq minutes est si facile !

     

    J’ai comme souvent simplifié les choses. Mais de plus en plus de médecins (et pas des homéopathes, pas des naturopathes) commencent à s’élever contre un discours « officiel » qui de façon évidente, ne marche pas : on mange moins de graisses qu’il y a 50 ans, or il y a de plus en plus de cas d’obésité et les maladies cardio-vasculaires ne baissent pas.

    Mais malheureusement, plusieurs lobbys continuent à être très influents, dont celui des laboratoires pharmaceutiques qui n’ont aucun intérêt à tuer la poule aux œufs d’or en nous disant que les statines sont presque toujours inutiles, voire dangereuses.

    Et les médecins qui s’élèvent contre cette ligne officielle sont malheureusement pour le moment toujours mis à l’écart par leurs confrères. C’est le cas du docteur Michel de Lorgeril, qui n’a rien d’un hurluberlu : médecin, chercheur au CNRS, membre de la Société Européenne de Cardiologie quand même… et « lanceur d’alerte » anti-statines. Lui le premier nous dit : n’ayez pas un taux de cholestérol trop bas, ne prenez pas de statines pour un oui ou pour un non, adoptez un régime sain, le méditerranéen de préférence.

     

    Alors non, je ne mesure pas les graisses dans mon alimentation. Oui, j’aime une bonne salade, mais elle n’est rien sans une bonne vinaigrette. Non, je ne sais pas combien j’ai de cholestérol et même si j’en avais un peu, ça me serait indifférent. 

    Et oui tout va bien, merci… Et non je ne vivrai pas mille ans, je sais !

     

     

    J'ai découvert il y a un ou deux jours que le docteur Michel de Lorgeril tenait un blog. J'y ai pour le moment juste jeté un coup d'œil, mais  ça a l'air tout à fait intéressant.

    Voici le lien : https://michel.delorgeril.info/

     

     

     

     

     


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    Pâte de coing

     

     

    Nous adorons la pâte de coing et ça tombe bien, en ce moment, c'est la saison. La saison à la fois pour trouver les coings, et la saison pour préparer la pâte qui a toute sa place sur les tables des fêtes.

    Ma recette est ultra-basique : je sais qu'il y en a de bien plus compliquées mais c'est un des cas où il me semble qu'on peut aller au plus simple.

    Cette année, des amis m'avaient donné de délicieux coings de leur verger. Car une des conditions est d'avoir des fruits non traités ou bios. Sinon, il faut les peler or quand il est cru, le coing est un fruit très dur, très "rêche", donc difficile à peler. Et par ailleurs sans la peau, c'est beaucoup moins bon, car elle contribue à apporter le goût à la pâte.

    Une fois que j'ai eu enlevé le cœur des fruits, il me restait environ 1,5 kilo de coings. J'ai mis juste un peu moins de sucre (1,2 kilo).

     

    Préparation :

     

    - Faire bouillir une grande quantité d'eau. 

    - Brosser soigneusement les coings pour enlever les peluches. Ôter le cœur et les pépins, et couper les fruits en morceaux.

    - Les plonger dans l'eau bouillante au minimum une vingtaine de minutes (vérifier avec un couteau), les coings doit être tendres.

    - Égoutter puis mixer.

    - Verser dans une marmite la pulpe et le sucre (certains rajoutent de la vanille, ou un jus de citron mais je laisse tel quel).

    - Laisser cuire en tournant régulièrement sur un feu pas trop fort. Attention aux éclaboussures qui peuvent se produire et qui sont dangereuses. Il faut compter environ 20 minutes. Cela doit épaissir mais pas caraméliser, c'est cuit quand ça se détache facilement des parois de la marmite.

    - Verser sur du papier sulfurisé ou dans un plat creux (là, j'avais tout simplement pris des assiettes à soupe). La couche ne doit pas être trop épaisse (deux centimètres environ).

    - Laisser sécher plusieurs jours. La pâte est prête quand une sorte de légère croûte de sucre s'est formée (sur ma photo, ce n'est pas encore le cas, je l'ai pourtant faite depuis plus de quinze jours.)

     

    Ensuite... eh bien, si on a le courage, on attend jusqu'au soir de Noël pour déguster. Nous, nous n'avons pas eu cette patience ! 

     

     

     


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    Résultat de recherche d'images pour "myrtilles sauvages"

     

    Les myrtilles, pleines d'anti-oxydants

     

     

    Il y a environ quatre ans (seulement !) que je me suis mise à m’intéresser à la santé naturelle et à mon alimentation.

    Et je précise que je ne l’ai pas fait par idéologie. Jusque-là, j’avais même un regard plutôt amusé (voire condescendant, irais-je jusqu’à méprisant ?) sur les médecines parallèles. Je ne faisais pas du tout attention à mon alimentation, et last but not least, je prenais trop de médicaments allopathiques.

    Et puis, mon mari et moi avons été confrontés à des problèmes de santé pour lesquels la médecine conventionnelle n’avait que des solutions lourdes à nous proposer, en l’occurrence des opérations.

    Plus que réticente à nous remettre entre les mains de chirurgiens qui ne m’inspiraient pas vraiment confiance, j’ai voulu aller voir ailleurs… au cas où. Je me suis beaucoup renseignée, j’ai beaucoup lu, et il a fallu faire le tri dans la quantité d’informations fournies. Cela a demandé du temps et une certaine opiniâtreté car c’est un domaine où circulent beaucoup d’avis contradictoires.

    Et il se trouve que ça a marché. Si ça n’avait pas été le cas, je n’aurais certainement pas insisté. Mais mon mari et moi avons pu tous deux éviter à l'époque des opérations lourdes qu’on nous présentait comme inéluctables.

    Alors évidemment, comment n’y aurais-je pas cru ?

    Je ne dis absolument pas que la santé naturelle marche pour TOUT. Ce serait une absurdité. Mais je crois que la plupart du temps, sauf urgence vitale, ça ne coûte pas grand-chose d’essayer, de voir si ça fonctionne.

    Le problème comme je l’ai dit est qu’il y a tant d’infos qu’il est compliqué de s’y retrouver. J’ai donc procédé par recoupements. Je me suis dit que quand des conseils identiques revenaient dans des articles d’auteurs différents, et quand ça revenait régulièrement, qu’ils étaient tous d’accord sur un sujet, on devait pouvoir s’y fier.

    J’ai donc retenu quelques principes que l’on retrouve chez TOUS les spécialistes de la santé naturelle.

     

    — L’importance des omégas-3

    Il faut user et abuser des omégas-3. Ils sont utiles pour tout : le cerveau, les articulations, le cœur.

    Le problème est qu’au cours du dernier siècle écoulé, notre alimentation s’est appauvrie en omégas-3 au bénéfice des omégas-6 que nous consommons en trop grande quantité. L’industrie agro-alimentaire n’y est pas pour rien, pour des raisons économiques, bien sûr. Aujourd’hui, l’huile la plus utilisée est l’huile de tournesol, qui ne contient que des omégas-6.

    L’important est de bien respecter un rapport entre omégas-3 et omégas-6. 4 à 5 omégas-6 maximum pour 1 oméga-3, l’idéal étant le rapport 1/1. Or, dans les pays occidentaux, nous consommons 10 à 20 fois plus d’omégas-6 que d’omégas-3 ce qui peut entraîner toute sorte de troubles.

    Où trouve-t-on des omégas-3 ? Principalement dans les poissons gras (harengs, maquereaux, sardines… éviter le saumon, gros poisson donc en bout de chaîne alimentaire et très pollué aux métaux lourds), certaines huiles (colza, noix...), des graines (comme celles de lin qu’on peut rajouter par exemple dans une compote).

    Il ne faut pas hésiter à se supplémenter en omégas-3 si on pense en manquer (le RHU que j’ai déjà signalé en contient, je suis certaine d’ailleurs que son efficacité vient de là). Nos grands-parents qui consommaient de l’huile de foie de morue savaient intuitivement ce qu’ils faisaient (même si le goût est ignoble… mais aujourd’hui, on trouve des gélules d’huile de foie de poisson).

     

    — L’importance de la vitamine D

    La vitamine D est essentielle à notre santé, elle permet entre autres de fixer le calcium.

    Le problème là aussi est que nous en manquons presque tous. C’est le soleil qui permet de la synthétiser, or il faudrait exposer au moins un tiers de notre corps au soleil durant 20 minutes minimum par jour pour assurer notre quota.

    Mais personnellement, à la saison actuelle par exemple, j’évite… De toute manière, passé approximativement la latitude de Rome, l’ensoleillement n’est pas assez important.

    Donc, ne pas hésiter à prendre quotidiennement de la vitamine D3 notamment (on en trouve dans tous les magasins bio pour 20 euros le flacon qui dure 6 mois). Une à deux gouttes par jour suffisent.

     

    — Éviter les produits laitiers animaux

    Même si le débat est vif à ce sujet, absolument tous les spécialistes en santé naturelle s’accordent à dire que les laits animaux et leurs dérivés (fromage, yaourts) sont mauvais pour la santé, quand bien même on n’est pas intolérant au lactose.

    Les laits animaux provoquent des effets inflammatoires entre autres. Ils acidifient aussi l’organisme (tout comme la viande par exemple).

    Et de toute manière, l’élevage massif étant une catastrophe pour la planète (le sujet est dans l’air du temps), autant éviter ce qui y contribue.

    Il vaut mieux privilégier les laits végétaux, et ne consommer que de petites quantités de laits animaux, de préférence de brebis ou de chèvre.

     

    — Éviter tous les produits transformés, les produits industriels

    On ne sait jamais exactement ce qu’ils contiennent, ils sont bourrés d’additifs, de conservateurs. Donc c’est clair, il est indispensable de les limiter le plus possible.

    Il vaut mieux cuisiner soi-même une omelette de pommes de terre, faire cuire un filet de poisson au four avec quelques légumes et de l’huile d’olive que manger un plat compliqué tout fait. Et en plus, ça revient moins cher.

    Et si on le peut, manger bio.

     

    — Consommer des anti-oxydants

    L’oxydation cause le vieillissement des cellules (au contact de l’oxygène, en quelque sorte, elles « rouillent » comme un morceau de métal) et certaines maladies.

    Parmi les anti-oxydants, on compte notamment le trio des vitamines A, C et E mais aussi certains minéraux (zinc, sélénium…)

    Les anti-oxydants sont nombreux dans les fruits et légumes, qu’on peut consommer cuits ou crus (l’idéal étant d’alterner les deux). Il faut savoir aussi que plus un fruit ou un légume a une couleur sombre, plus il est riche en anti-oxydants (c’est le cas de la myrtille, du cassis, etc.).

     

    Mes lectures diverses et variées sur la santé naturelle m’ont montré qu’on peut compliquer les choses à l’infini (et Dieu sait que la santé naturelle ne s'en prive pas) : conseiller telle plante, tel régime, telle vitamine, tel sport, telle forme de méditation…

    Mais au bout du compte, la base est toujours la même : omégas-3, vitamine D, anti-oxydants, méfiance envers les produits laitiers animaux et les produits industriels.

    Évidemment, j’ai beaucoup simplifié mais il me semble que si on veut modifier son mode de vie, on peut déjà commencer par ces quelques choses simples.

     

    Et après ?

    Après, on voit si ça marche.

    Si ça ne marche pas au bout de quelques mois ? Eh bien, on arrête, tout simplement, je ne vois pas l’intérêt de se compliquer la vie pour rien.

    Mais si ça marche, pas de doute que ce ne sera pas un effort de continuer à s’alimenter ainsi.

    Pour moi, je le répète, ça a marché et même au-delà de mes espérances. Je suis aujourd’hui bien plus en forme que je ne l’étais voici vingt ans par exemple… J’ai oublié de quand date mon dernier rhume, je suis très rarement fatiguée, et ma mémoire est au top (pour ne citer que ça).

    Alors non, je ne suis ni intégriste, ni idéologue, juste pragmatique. Je ne prétends pas qu’il faut que tout le monde fasse comme moi. Par contre, j’ai envie de dire… et si vous essayiez, pour voir ?

     

     


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    Galettes de pommes de terre et carottes

     

     

    Voici une recette que j'aime beaucoup (évidemment que je l'aime beaucoup, sinon je ne la ferais pas !) : toute simple, sans gluten, à base de légumes. Chez nous, ça fait office de plat complet avec peut-être une salade en entrée, mais je suppose qu'on peut la déguster comme accompagnement.

    C'est ultra-facile à faire, la seule chose qui prend un peu de temps, c'est de préparer tous les légumes et de les râper. 

     

    Ingrédients (pour environ 8 galettes) :

     

    — 4 à 5 pommes de terre moyennes

    — 4 à 5 carottes

    — 1 bel oignon

    — 2 à 3 gousses d'ail (plus si on aime ce qui est mon cas)

    — 4 cuillères à soupe de farine de pois chiches

    — 1 œuf

    — noix muscade, sel, poivre

    — huile de cuisson (je prends de l'huile de colza pour les omégas-3)

     

    Préparation:

     

    — Éplucher pommes de terre, oignon, carottes, et les couper en quartiers.

    — Râper tous les légumes ensemble (attention, râper de l'oignon, ça fait pleurer !). 

    — Ajouter l'ail écrasé, la noix muscade, la farine. Incorporer l'œuf. Bien mélanger.

    — Saler et poivrer.

    — Façonner les galettes et les faire frire dans de l'huile. 

     

    Je rajoute quelques conseils :

     

    Si la préparation permet de faire huit galettes et qu'on n'a besoin que de quatre pour un repas (c'est ce que je fais puisque je compte deux par personne), il vaut mieux les faire frire en deux fois. C'est bien meilleur, sinon, en faisant réchauffer, les galettes ont tendance à sécher. La préparation se conserve au frigo avec un couvercle, sinon les pommes de terre s'oxydent. 

    Il ne faut pas essayer de retourner les galettes dans la poêle trop vite : la préparation s'émiette facilement, il faut que ça ait déjà commencé à bien frire pour que l'ensemble tienne.

    Compter au minimum une vingtaine de minutes pour la cuisson, notamment à cause de la pomme de terre qui doit être bien cuite. Pour cela, le feu ne doit pas être trop vif sinon cela roussit alors que les pommes de terre sont encore en partie crues. Pour ma part, je commence à faire frire, puis je baisse le feu, couvre avec un couvercle et termine la cuisson ainsi.

    Pour façonner les galettes, je mets de la préparation dans une cuillère à soupe, puis j'aplatis et donne la forme directement dans la poêle.

     

    On me dira que c'est pas mal de complications pour quelque chose dont on trouve plus ou moins des équivalents au rayon surgelé des supermarchés. Mais outre le fait qu'en faisant les galettes soi-même, on sait exactement ce qu'il y a dedans... c'est bien meilleur !

     

     

     

     


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    Non, je n'aime pas le nutella (a). 

     

     (Photo trouvée sur internet)

     

    Il existe depuis pas mal d’années un débat pour savoir si certaines nourritures sont addictives. Des aliments pourraient-ils en effet nous rendre « accros », au même titre que la cigarette, l’alcool, voire des drogues ?

     

     1 Une addiction au sucre ?

     

    On entend souvent dire, y compris par des scientifiques, que le sucre est un aliment addictif. Certaines études semblent aller dans ce sens.

    Ainsi, une expérience de 2007, menée au laboratoire de Magalie Lenoir à Bordeaux, est pour le moins… stupéfiante ! Sur 100 rats à qui on a laissé le choix entre du sucre, naturel ou de synthèse, et de la cocaïne, 96 ont choisi le sucre et n’ont plus pu s’en passer ! Et il y a d’autres observations de ce type.

    Cela expliquerait par exemple pourquoi certaines personnes racontent que pour se désaccoutumer du goût du sucre, il leur a fallu un véritable sevrage, un peu comme pour l’alcool ou une drogue.  

    En fait, il semble acquis que le goût sucré est le seul inné chez l’homme. Les autres comme l’acide, l’amer, le salé sont des goûts qui s’apprennent.

    Je ne suis certes pas scientifique, mais il me semble évident qu’on peut être accro au sucre. Nous connaissons tous des gens qui, une fois qu’ils ont plongé une cuillère dans un pot de Nutella, ne peuvent plus s’arrêter… tant que le pot n’est pas fini. Certains en arrivent même à préférer ne plus avoir ce type d’aliment chez eux. Il y a donc bien un problème.

    Pour moi d’ailleurs, s’il devait y avoir une seule preuve que le sucre est un aliment addictif, ce serait celle-ci : l’industrie agro-alimentaire aujourd’hui rajoute du sucre dans presque TOUT, y compris là où on ne s’attendrait pas à en trouver comme dans les soupes en boîte, ou la plupart des plats salés tout prêts. Pourquoi ? Ce n’est pas pour la conservation, pour ça on penserait plutôt au sel. De toute manière, l’agro-alimentaire ne se prive pas d’utiliser en plus des conservateurs aux noms mystérieux qui permettent par exemple de garder un paquet de biscuits six mois !

    J’ai beau réfléchir, je ne vois qu’une réponse : si on inclut du sucre quasi systématiquement, c’est pour flatter, renforcer cette tendance naturelle qui nous porte vers le goût sucré… et rendre donc la nourriture addictive pour qu’on en consomme davantage, qu’on en achète davantage.

    Bref, par pur intérêt.

     

    Cela étant, on peut rencontrer chez certaines personnes le même phénomène de « dépendance » avec des aliments salés comme par exemple le fromage ou la charcuterie. Alors, qu’en penser ?

     

    2 Des addictions comportementales aux aliments ?

     

    Certains réfutent cette idée que des aliments seraient intrinsèquement addictifs. C’est le cas des comportementalistes. J’ai déjà évoqué les docteurs Zermati et Apfeldorfer. Tous deux estiment en effet qu’aucune nourriture n’est addictive en elle-même, mais que nous devenons accros à une manière de nous réconforter avec certains aliments. Or, pour eux, les aliments les plus réconfortants sont justement ceux à forte valeur calorique, c’est-à-dire les aliments très gras et/ou très sucrés. Ils avancent d’autres études pour dire que jamais on n’aurait prouvé que le sucre, pour revenir à lui, était addictif.

     

    Évidemment, je suis bien en peine de trancher sur un plan purement scientifique. Mais je finis par me demander si c’est aussi simple. La question se résume-t-elle à savoir si certains aliments sont addictifs ou non ?

     

    3 Une addiction aux nourritures transformées ?

     

     

    On ne mange pas, sauf cas exceptionnel, du sucre tel quel sans s’arrêter. Or, si c’était juste le très gras ou le très sucré qui nous rendaient accros, pourquoi ne se gaverait-on pas de sucre en poudre ? Ou de beurre à la petite cuillère ? Or je n’ai jamais vu quelqu’un attablé devant un kilo de sucre…

    Je me pose donc la question de savoir si l’industrie agro-alimentaire (car on en revient toujours à elle) ne cherche pas, pour des raisons évidentes de profit, à nous rendre accros à certains goûts mais aussi à certaines consistances.

    Reprenons le cas du Nutella. Certains aiment son goût sucré. Mais n’aiment-ils pas en plus et surtout une texture très onctueuse qu’on n’aurait pas avec du sucre seul, ou du beurre seul ?

    Ce qui pourrait expliquer par la même occasion pourquoi on surajoute dans tout du gluten par exemple, qui rend les desserts moelleux (goûtez un biscuit sans gluten, le goût sera aussi bon, mais vous n’aurez pas cette consistance suave qui est apportée par le gluten).  

    La particularité des aliments auxquels les gens sont « dépendants » est qu’ils sont gras, salés, sucrés, mais aussi onctueux ou croustillants.

    Ma conviction est donc qu’il y a des goûts qui rendent accro (le très salé, le très sucré), mais que cela ne suffit pas, et qu’il faut que ce soit associé à des textures particulières.

    Et ça malheureusement, les industriels de l’agro-alimentaire l’ont parfaitement compris. Ils piègent les gens avec tout un tas d’additifs qui ne servent à rien, pour qu’ils achètent toujours plus de leurs produits.

     

    Alors, la solution ?

    Il me semble qu’il n’y en a qu’une, et c’est toujours la même : cuisiner soi-même. On met la quantité de sucre ou de sel que l’on veut, on évite en plus les conservateurs, et on ne rajoute pas tous ces ingrédients qui font qu’on ne sait plus s’arrêter de manger un aliment. Et par la même occasion, on cesse de faire le jeu de l’industrie agro-alimentaire…

     

     

     


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