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    Les myrtilles, pleines d'anti-oxydants

     

     

    Il y a environ quatre ans (seulement !) que je me suis mise à m’intéresser à la santé naturelle et à mon alimentation.

    Et je précise que je ne l’ai pas fait par idéologie. Jusque-là, j’avais même un regard plutôt amusé (voire condescendant, irais-je jusqu’à méprisant ?) sur les médecines parallèles. Je ne faisais pas du tout attention à mon alimentation, et last but not least, je prenais trop de médicaments allopathiques.

    Et puis, mon mari et moi avons été confrontés à des problèmes de santé pour lesquels la médecine conventionnelle n’avait que des solutions lourdes à nous proposer, en l’occurrence des opérations.

    Plus que réticente à nous remettre entre les mains de chirurgiens qui ne m’inspiraient pas vraiment confiance, j’ai voulu aller voir ailleurs… au cas où. Je me suis beaucoup renseignée, j’ai beaucoup lu, et il a fallu faire le tri dans la quantité d’informations fournies. Cela a demandé du temps et une certaine opiniâtreté car c’est un domaine où circulent beaucoup d’avis contradictoires.

    Et il se trouve que ça a marché. Si ça n’avait pas été le cas, je n’aurais certainement pas insisté. Mais mon mari et moi avons pu tous deux éviter à l'époque des opérations lourdes qu’on nous présentait comme inéluctables.

    Alors évidemment, comment n’y aurais-je pas cru ?

    Je ne dis absolument pas que la santé naturelle marche pour TOUT. Ce serait une absurdité. Mais je crois que la plupart du temps, sauf urgence vitale, ça ne coûte pas grand-chose d’essayer, de voir si ça fonctionne.

    Le problème comme je l’ai dit est qu’il y a tant d’infos qu’il est compliqué de s’y retrouver. J’ai donc procédé par recoupements. Je me suis dit que quand des conseils identiques revenaient dans des articles d’auteurs différents, et quand ça revenait régulièrement, qu’ils étaient tous d’accord sur un sujet, on devait pouvoir s’y fier.

    J’ai donc retenu quelques principes que l’on retrouve chez TOUS les spécialistes de la santé naturelle.

     

    — L’importance des omégas-3

    Il faut user et abuser des omégas-3. Ils sont utiles pour tout : le cerveau, les articulations, le cœur.

    Le problème est qu’au cours du dernier siècle écoulé, notre alimentation s’est appauvrie en omégas-3 au bénéfice des omégas-6 que nous consommons en trop grande quantité. L’industrie agro-alimentaire n’y est pas pour rien, pour des raisons économiques, bien sûr. Aujourd’hui, l’huile la plus utilisée est l’huile de tournesol, qui ne contient que des omégas-6.

    L’important est de bien respecter un rapport entre omégas-3 et omégas-6. 4 à 5 omégas-6 maximum pour 1 oméga-3, l’idéal étant le rapport 1/1. Or, dans les pays occidentaux, nous consommons 10 à 20 fois plus d’omégas-6 que d’omégas-3 ce qui peut entraîner toute sorte de troubles.

    Où trouve-t-on des omégas-3 ? Principalement dans les poissons gras (harengs, maquereaux, sardines… éviter le saumon, gros poisson donc en bout de chaîne alimentaire et très pollué aux métaux lourds), certaines huiles (colza, noix...), des graines (comme celles de lin qu’on peut rajouter par exemple dans une compote).

    Il ne faut pas hésiter à se supplémenter en omégas-3 si on pense en manquer (le RHU que j’ai déjà signalé en contient, je suis certaine d’ailleurs que son efficacité vient de là). Nos grands-parents qui consommaient de l’huile de foie de morue savaient intuitivement ce qu’ils faisaient (même si le goût est ignoble… mais aujourd’hui, on trouve des gélules d’huile de foie de poisson).

     

    — L’importance de la vitamine D

    La vitamine D est essentielle à notre santé, elle permet entre autres de fixer le calcium.

    Le problème là aussi est que nous en manquons presque tous. C’est le soleil qui permet de la synthétiser, or il faudrait exposer au moins un tiers de notre corps au soleil durant 20 minutes minimum par jour pour assurer notre quota.

    Mais personnellement, à la saison actuelle par exemple, j’évite… De toute manière, passé approximativement la latitude de Rome, l’ensoleillement n’est pas assez important.

    Donc, ne pas hésiter à prendre quotidiennement de la vitamine D3 notamment (on en trouve dans tous les magasins bio pour 20 euros le flacon qui dure 6 mois). Une à deux gouttes par jour suffisent.

     

    — Éviter les produits laitiers animaux

    Même si le débat est vif à ce sujet, absolument tous les spécialistes en santé naturelle s’accordent à dire que les laits animaux et leurs dérivés (fromage, yaourts) sont mauvais pour la santé, quand bien même on n’est pas intolérant au lactose.

    Les laits animaux provoquent des effets inflammatoires entre autres. Ils acidifient aussi l’organisme (tout comme la viande par exemple).

    Et de toute manière, l’élevage massif étant une catastrophe pour la planète (le sujet est dans l’air du temps), autant éviter ce qui y contribue.

    Il vaut mieux privilégier les laits végétaux, et ne consommer que de petites quantités de laits animaux, de préférence de brebis ou de chèvre.

     

    — Éviter tous les produits transformés, les produits industriels

    On ne sait jamais exactement ce qu’ils contiennent, ils sont bourrés d’additifs, de conservateurs. Donc c’est clair, il est indispensable de les limiter le plus possible.

    Il vaut mieux cuisiner soi-même une omelette de pommes de terre, faire cuire un filet de poisson au four avec quelques légumes et de l’huile d’olive que manger un plat compliqué tout fait. Et en plus, ça revient moins cher.

    Et si on le peut, manger bio.

     

    — Consommer des anti-oxydants

    L’oxydation cause le vieillissement des cellules (au contact de l’oxygène, en quelque sorte, elles « rouillent » comme un morceau de métal) et certaines maladies.

    Parmi les anti-oxydants, on compte notamment le trio des vitamines A, C et E mais aussi certains minéraux (zinc, sélénium…)

    Les anti-oxydants sont nombreux dans les fruits et légumes, qu’on peut consommer cuits ou crus (l’idéal étant d’alterner les deux). Il faut savoir aussi que plus un fruit ou un légume a une couleur sombre, plus il est riche en anti-oxydants (c’est le cas de la myrtille, du cassis, etc.).

     

    Mes lectures diverses et variées sur la santé naturelle m’ont montré qu’on peut compliquer les choses à l’infini (et Dieu sait que la santé naturelle ne s'en prive pas) : conseiller telle plante, tel régime, telle vitamine, tel sport, telle forme de méditation…

    Mais au bout du compte, la base est toujours la même : omégas-3, vitamine D, anti-oxydants, méfiance envers les produits laitiers animaux et les produits industriels.

    Évidemment, j’ai beaucoup simplifié mais il me semble que si on veut modifier son mode de vie, on peut déjà commencer par ces quelques choses simples.

     

    Et après ?

    Après, on voit si ça marche.

    Si ça ne marche pas au bout de quelques mois ? Eh bien, on arrête, tout simplement, je ne vois pas l’intérêt de se compliquer la vie pour rien.

    Mais si ça marche, pas de doute que ce ne sera pas un effort de continuer à s’alimenter ainsi.

    Pour moi, je le répète, ça a marché et même au-delà de mes espérances. Je suis aujourd’hui bien plus en forme que je ne l’étais voici vingt ans par exemple… J’ai oublié de quand date mon dernier rhume, je suis très rarement fatiguée, et ma mémoire est au top (pour ne citer que ça).

    Alors non, je ne suis ni intégriste, ni idéologue, juste pragmatique. Je ne prétends pas qu’il faut que tout le monde fasse comme moi. Par contre, j’ai envie de dire… et si vous essayiez, pour voir ?

     

     


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    Galettes de pommes de terre et carottes

     

     

    Voici une recette que j'aime beaucoup (évidemment que je l'aime beaucoup, sinon je ne la ferais pas !) : toute simple, sans gluten, à base de légumes. Chez nous, ça fait office de plat complet avec peut-être une salade en entrée, mais je suppose qu'on peut la déguster comme accompagnement.

    C'est ultra-facile à faire, la seule chose qui prend un peu de temps, c'est de préparer tous les légumes et de les râper. 

     

    Ingrédients (pour environ 8 galettes) :

     

    — 4 à 5 pommes de terre moyennes

    — 4 à 5 carottes

    — 1 bel oignon

    — 2 à 3 gousses d'ail (plus si on aime ce qui est mon cas)

    — 4 cuillères à soupe de farine de pois chiches

    — 1 œuf

    — noix muscade, sel, poivre

    — huile de cuisson (je prends de l'huile de colza pour les omégas-3)

     

    Préparation:

     

    — Éplucher pommes de terre, oignon, carottes, et les couper en quartiers.

    — Râper tous les légumes ensemble (attention, râper de l'oignon, ça fait pleurer !). 

    — Ajouter l'ail écrasé, la noix muscade, la farine. Incorporer l'œuf. Bien mélanger.

    — Saler et poivrer.

    — Façonner les galettes et les faire frire dans de l'huile. 

     

    Je rajoute quelques conseils :

     

    Si la préparation permet de faire huit galettes et qu'on n'a besoin que de quatre pour un repas (c'est ce que je fais puisque je compte deux par personne), il vaut mieux les faire frire en deux fois. C'est bien meilleur, sinon, en faisant réchauffer, les galettes ont tendance à sécher. La préparation se conserve au frigo avec un couvercle, sinon les pommes de terre s'oxydent. 

    Il ne faut pas essayer de retourner les galettes dans la poêle trop vite : la préparation s'émiette facilement, il faut que ça ait déjà commencé à bien frire pour que l'ensemble tienne.

    Compter au minimum une vingtaine de minutes pour la cuisson, notamment à cause de la pomme de terre qui doit être bien cuite. Pour cela, le feu ne doit pas être trop vif sinon cela roussit alors que les pommes de terre sont encore en partie crues. Pour ma part, je commence à faire frire, puis je baisse le feu, couvre avec un couvercle et termine la cuisson ainsi.

    Pour façonner les galettes, je mets de la préparation dans une cuillère à soupe, puis j'aplatis et donne la forme directement dans la poêle.

     

    On me dira que c'est pas mal de complications pour quelque chose dont on trouve plus ou moins des équivalents au rayon surgelé des supermarchés. Mais outre le fait qu'en faisant les galettes soi-même, on sait exactement ce qu'il y a dedans... c'est bien meilleur !

     

     

     

     


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    Non, je n'aime pas le nutella (a). 

     

     (Photo trouvée sur internet)

     

    Il existe depuis pas mal d’années un débat pour savoir si certaines nourritures sont addictives. Des aliments pourraient-ils en effet nous rendre « accros », au même titre que la cigarette, l’alcool, voire des drogues ?

     

     1 Une addiction au sucre ?

     

    On entend souvent dire, y compris par des scientifiques, que le sucre est un aliment addictif. Certaines études semblent aller dans ce sens.

    Ainsi, une expérience de 2007, menée au laboratoire de Magalie Lenoir à Bordeaux, est pour le moins… stupéfiante ! Sur 100 rats à qui on a laissé le choix entre du sucre, naturel ou de synthèse, et de la cocaïne, 96 ont choisi le sucre et n’ont plus pu s’en passer ! Et il y a d’autres observations de ce type.

    Cela expliquerait par exemple pourquoi certaines personnes racontent que pour se désaccoutumer du goût du sucre, il leur a fallu un véritable sevrage, un peu comme pour l’alcool ou une drogue.  

    En fait, il semble acquis que le goût sucré est le seul inné chez l’homme. Les autres comme l’acide, l’amer, le salé sont des goûts qui s’apprennent.

    Je ne suis certes pas scientifique, mais il me semble évident qu’on peut être accro au sucre. Nous connaissons tous des gens qui, une fois qu’ils ont plongé une cuillère dans un pot de Nutella, ne peuvent plus s’arrêter… tant que le pot n’est pas fini. Certains en arrivent même à préférer ne plus avoir ce type d’aliment chez eux. Il y a donc bien un problème.

    Pour moi d’ailleurs, s’il devait y avoir une seule preuve que le sucre est un aliment addictif, ce serait celle-ci : l’industrie agro-alimentaire aujourd’hui rajoute du sucre dans presque TOUT, y compris là où on ne s’attendrait pas à en trouver comme dans les soupes en boîte, ou la plupart des plats salés tout prêts. Pourquoi ? Ce n’est pas pour la conservation, pour ça on penserait plutôt au sel. De toute manière, l’agro-alimentaire ne se prive pas d’utiliser en plus des conservateurs aux noms mystérieux qui permettent par exemple de garder un paquet de biscuits six mois !

    J’ai beau réfléchir, je ne vois qu’une réponse : si on inclut du sucre quasi systématiquement, c’est pour flatter, renforcer cette tendance naturelle qui nous porte vers le goût sucré… et rendre donc la nourriture addictive pour qu’on en consomme davantage, qu’on en achète davantage.

    Bref, par pur intérêt.

     

    Cela étant, on peut rencontrer chez certaines personnes le même phénomène de « dépendance » avec des aliments salés comme par exemple le fromage ou la charcuterie. Alors, qu’en penser ?

     

    2 Des addictions comportementales aux aliments ?

     

    Certains réfutent cette idée que des aliments seraient intrinsèquement addictifs. C’est le cas des comportementalistes. J’ai déjà évoqué les docteurs Zermati et Apfeldorfer. Tous deux estiment en effet qu’aucune nourriture n’est addictive en elle-même, mais que nous devenons accros à une manière de nous réconforter avec certains aliments. Or, pour eux, les aliments les plus réconfortants sont justement ceux à forte valeur calorique, c’est-à-dire les aliments très gras et/ou très sucrés. Ils avancent d’autres études pour dire que jamais on n’aurait prouvé que le sucre, pour revenir à lui, était addictif.

     

    Évidemment, je suis bien en peine de trancher sur un plan purement scientifique. Mais je finis par me demander si c’est aussi simple. La question se résume-t-elle à savoir si certains aliments sont addictifs ou non ?

     

    3 Une addiction aux nourritures transformées ?

     

     

    On ne mange pas, sauf cas exceptionnel, du sucre tel quel sans s’arrêter. Or, si c’était juste le très gras ou le très sucré qui nous rendaient accros, pourquoi ne se gaverait-on pas de sucre en poudre ? Ou de beurre à la petite cuillère ? Or je n’ai jamais vu quelqu’un attablé devant un kilo de sucre…

    Je me pose donc la question de savoir si l’industrie agro-alimentaire (car on en revient toujours à elle) ne cherche pas, pour des raisons évidentes de profit, à nous rendre accros à certains goûts mais aussi à certaines consistances.

    Reprenons le cas du Nutella. Certains aiment son goût sucré. Mais n’aiment-ils pas en plus et surtout une texture très onctueuse qu’on n’aurait pas avec du sucre seul, ou du beurre seul ?

    Ce qui pourrait expliquer par la même occasion pourquoi on surajoute dans tout du gluten par exemple, qui rend les desserts moelleux (goûtez un biscuit sans gluten, le goût sera aussi bon, mais vous n’aurez pas cette consistance suave qui est apportée par le gluten).  

    La particularité des aliments auxquels les gens sont « dépendants » est qu’ils sont gras, salés, sucrés, mais aussi onctueux ou croustillants.

    Ma conviction est donc qu’il y a des goûts qui rendent accro (le très salé, le très sucré), mais que cela ne suffit pas, et qu’il faut que ce soit associé à des textures particulières.

    Et ça malheureusement, les industriels de l’agro-alimentaire l’ont parfaitement compris. Ils piègent les gens avec tout un tas d’additifs qui ne servent à rien, pour qu’ils achètent toujours plus de leurs produits.

     

    Alors, la solution ?

    Il me semble qu’il n’y en a qu’une, et c’est toujours la même : cuisiner soi-même. On met la quantité de sucre ou de sel que l’on veut, on évite en plus les conservateurs, et on ne rajoute pas tous ces ingrédients qui font qu’on ne sait plus s’arrêter de manger un aliment. Et par la même occasion, on cesse de faire le jeu de l’industrie agro-alimentaire…

     

     

     


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    Les recettes de l'orthorexique : crumble de courge butternut

     

     

    Voici une recette que j’aime beaucoup pour plusieurs raisons. D’abord, elle est vraiment de saison. Il est très facile en ce moment de trouver toutes sortes de variétés de courges (certaines sont d'ailleurs superbes !) de petits producteurs locaux.

    Par ailleurs, c’est un plat sans gluten, sans lactose, sans produit laitier d’origine animale.

    C’est enfin une recette très goûteuse et simple. Par contre, la réalisation est un peu longue. D’abord à cause de la cuisson qui s’effectue en deux temps (on fait cuire d’abord les légumes, puis le crumble lui-même).

    Mais le plus ennuyeux, c’est de peler la courge butternut. Il faut reconnaître que l’écorce (je ne sais comment l’appeler autrement) est dure comme du bois. Pour ma part, je commence par découper tant bien que mal la courge en quatre dans le sens de la longueur (attention aux doigts !), j’enlève les pépins, puis je continue à découper des tranches plus minces. C’est ainsi seulement que j’arrive à enlever l’écorce.

    On m’a dit qu’il était plus simple de faire bouillir la courge après l’avoir découpé en deux, que la chair se détache ainsi facilement. Je veux bien le croire, mais il faut dans ce cas une très grande marmite !

     

    Ingrédients :

     

    — 500 grammes environ de chair de courge butternut

    — 2 oignons

    — 2 à 3 grosses gousses d’ail

    — 10 à 12 cl de bouillon de légumes (en fonction du poids de courge)

    — Noix muscade, sel, poivre

    — Huile d’olive

     

    Pour la pâte à crumble :

    — 50 grammes de cerneaux de noix

    — 120 grammes de farine de riz (ou un mélange de 50 grammes de farine de châtaigne, 70 grammes de farine de riz, ou tout autre mélange de farines sans gluten selon son goût)

    — 60 grammes de beurre végétal (le prendre sans huile de palme) ou d’huile d’olive

     

    Réalisation :

     

    — Peler la courge. La découper en petits cubes.

    — Émincer les oignons, presser l’ail.

    — Dans un saladier, mélanger la courge, l’oignon, l’ail. Rajouter un peu de noix muscade, saler, poivrer, mélanger le tout de nouveau.

    — Dans un plat allant au four, verser le bouillon de légumes. Garnir ensuite ce même plat avec le mélange de légumes. Le bouillon doit arriver à peu près à mi-hauteur du mélange.

    — Arroser d’huile d’olive.

    — Faire cuire au four thermostat 6 (180°) jusqu’à ce que les légumes commencent à être tendres (c’est assez long, compter au moins trois quarts d’heure).

    Personnellement, au bout d’une demi-heure, je sors le plat, mélange à nouveau dans le bouillon, et remets au four. Cela permet à tous les légumes de mieux cuire et évite que ceux du dessus ne commencent à se dessécher.

    Quand le mélange est partiellement cuit, sortir le plat du four.

     

    Les recettes de l'orthorexique : crumble de courge butternut

     

    Parallèlement, préparer la pâte à crumble dans un autre saladier.

    — Mixer les noix et les mélanger avec la farine (ou le mix de farines).

    — Ajouter l’huile d’olive ou le beurre végétal ramolli.

    — Malaxer le tout du bout des doigts jusqu’à obtenir une pâte grumeleuse.

    — Rajouter la pâte à crumble sur les légumes en la répartissant bien.

    — Enfourner à nouveau thermostat 5 (environ 110°) jusqu’à ce que les légumes soient fondants, le bouillon absorbé et la croûte du crumble croustillante. Je regarde en général au bout d’une demi-heure, mais il faut plutôt là encore trois quarts d’heure.

    Servir bien chaud.

     

    Les recettes de l'orthorexique : crumble de courge butternut

     

    Le résultat est assez surprenant, le goût très légèrement sucré du fait à la fois de la courge et des noix. C’est pour cette raison qu’il faut éviter d’utiliser un potimarron, car là, ça risquerait vraiment d’être trop doux.

    Pendant assez longtemps j’ai fait cette recette seulement pour moi, mon mari ayant conservé un trop mauvais souvenir des soupes à la courge de sa mère. Avec ses frères et sœurs, ils n’aimaient pas du tout ces potages clairs et fades. Et puis un jour, par curiosité, il a goûté une cuillère… et mangé la moitié du plat !

     

     

    Comme quoi, certaines fois et quoi qu’on en dise, la cuisine des épouses l’emporte sur celle des mères (mais je reconnais que c’est rare !)

     

     

     

     


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    Quand je réfléchis à mon alimentation (et je reconnais que j’y réfléchis beaucoup), je me rends compte que pour moi, elle doit obéir à trois critères essentiels.

     

    Tout d’abord, ce que je mange doit être bon.

     

    Ça, c’est primordial. Si ce n’est pas bon, je ne suis pas satisfaite. Si je ne suis pas satisfaite, je mange trop pour trouver la satisfaction. En mangeant exactement ce que j’aime, je mange la quantité adéquate (j’ai déjà développé ce thème précédemment).

    Je ne connais rien de mieux que la satisfaction alimentaire pour garder le moral ou le retrouver. Même après une journée crevante passée à bosser ou à accomplir des tâches ennuyeuses voire des corvées, s’attabler devant un vraiment bon repas est toujours un réconfort. 

     

    Ce que je mange ne doit pas être mauvais pour la santé, et mieux, doit contribuer à l’améliorer quand c’est possible.

     

     

    C’est pour cette raison que je cuisine toujours avec de bons produits et de préférence des produits bios. C’est pour cela aussi que je cuisine sans gluten (dont je pense que consommé en excès, il est mauvais pour la digestion quand bien même on n’est pas intolérant) et sans produits laitiers animaux (mauvais pour à peu près tout).

    C’est pour cette raison aussi que je bannis les produits tout prêts remplis d’additifs, de conservateurs, de colorants dont personne ne pourra me convaincre qu’ils n’ont pas d’incidence sur notre santé (même quand la loi les autorise. Mais la loi autorise bien encore pour le moment le glyphosate !)

    C’est pour cette raison enfin que je donne, autant que faire se peut, la priorité aux omégas-3, aux vitamines, aux minéraux et que si je choisis les aliments pour leur goût, je les choisis aussi pour leurs nutriments.

     

    Ce que je mange doit correspondre à mes valeurs.

     

     

    Je ne suis pas écologiste au sens politique du terme, mais j’ai une forte sensibilité écologiste. Je me soucie de l’avenir de la planète (même si je pense malheureusement qu’elle est plutôt mal barrée), à mon petit niveau, certes, mais je fais ce que je peux, des petits gestes du quotidien. Car je suis convaincue que s’il y a une chance de sauver la Terre, cela se fera davantage par une addition de petits gestes que par de grandes mesures politiques qui brassent de l’air sans rien changer au bout du compte.

    Donc quand je mange, j’ai besoin de savoir que ma nourriture nuit le moins possible à la planète. C’est pourquoi je n’utilise aucun aliment contenant par exemple de l’huile de palme. Je suis incapable de dire si cette huile est aussi mauvaise qu’on le dit pour la santé (même si intuitivement, je dirais quand même qu’elle est nocive), mais quand bien même elle ne le serait pas, elle est nocive pour la planète, ça c’est certain. On déforeste à tout-va un peu partout pour planter des palmiers à huile (notamment en Indonésie et Malaisie qui concentrent la plus grosse partie de la production mondiale) avec toutes les conséquences qu’entraîne la suppression des forêts au niveau de l’air. Et dans ces régions de l’Asie du sud-est, la disparition des forêts entraîne notamment celle des orangs-outans et oui, même si ça peut paraître ridicule, je ne veux pas contribuer à cela si je peux l’éviter.

    Donc, pas d’huile de palme dans mon alimentation.

    Et pas de produits laitiers animaux, l’élevage étant le plus gros pourvoyeur de gaz à effet de serre de la planète (messieurs les politiques, à ce sujet, quand nous direz-vous que l’élevage pollue plus la planète que tout le transport mondial réuni ?)

    Quand ces trois critères sont réunis, je peux manger avec sérénité et sans culpabilité, et je me fais plaisir à tous les points de vue.

     

    Les trois commandements de l'orthorexique

     

    Le clafoutis que je fais très souvent réunit ces trois éléments.

    D’une part, c’est un de mes gâteaux préférés, j’aime son côté onctueux et frais. J’en réalise tout l’été avec les fruits de saison (cerises, abricots, prunes de toutes sortes), l’hiver j’utilise parfois des pruneaux pour une sorte de far breton, ou des poires, et je compte tester cette année les fruits exotiques. Et chaque fois, je me régale. Je trouve d'ailleurs que mon clafoutis est meilleur que ceux qu’on mange dans les restaurants (sans vouloir me vanter ! smile), plus doux, peut-être parce que j’y incorpore systématiquement de la poudre d’amande.

    Ce dessert est bon aussi pour la santé. Il contient donc de la poudre d’amande mais aussi du lait d’amande qui sont pleins de calcium et d’omégas-3, des céréales mais pas de gluten, du sucre de canne bio, des fruits.

    Enfin, aucun de ses ingrédients n’est néfaste pour la planète, pour les animaux, pour les humains puisque je le réalise au lait végétal.

     

    Ces trois questions du goût, de l’impact sur la santé et sur l’environnement, j’avoue qu’elles sont mon credo en matière de cuisine. Et quand j’ai pu faire un repas qui répond à ces trois critères, oui, je le reconnais, je suis satisfaite dans mon corps et dans ma tête.

     

     

     


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