• Les recettes de l'orthorexique : sardines à la sicilienne

     

     

    J’ai dit précédemment tout le bien que je pense des « petits poissons des mers froides » (sardines, maquereaux, harengs…) Je prépare d'ailleurs assez régulièrement des filets de maquereaux frais ; par contre, je n’avais jamais rien testé avec des sardines fraîches (pour tout dire, je n’avais même jamais mangé de sardines fraîches !) J’ai donc résolu de combler cette lacune, et forte de cette décision, après m’être fait certifier par mon mari qu’il se chargerait de les vider (j’avoue que même si je mange du poisson, je ne me sens pas trop d’accomplir cette opération), j’ai donc acheté des sardines fraîches (je ne me rappelle plus le poids, une vingtaine environ, ou un peu plus, pas très grosses).

    De retour à la maison… il fallait en faire quelque chose. Les griller, je ne voulais pas, l’odeur est apparemment disons… puissante. Je me suis donc rendue sur mon moteur de recherche favori et j’ai fouiné (il aurait peut-être été plus logique de décider d’abord d’une recette et d’acheter les sardines et tout le nécessaire ensuite, mais c’est ainsi).

    Il est revenu à plusieurs reprises, au cours de ma prospection, une recette « à la sicilienne », qui semblait un peu étrange (on mettait entre autres des raisins secs, bizarre avec un poisson plutôt fort), mais les commentaires étant élogieux, j’ai jeté mon dévolu sur cette préparation. En fait, j’ai trouvé plusieurs versions de la recette, et comme toujours, j’ai fait un « mix » entre elles.

    Mon mari était très sceptique, moi un peu aussi, mais j’aime tester des goûts nouveaux. Comme j’avais tous les ingrédients sous la main ou presque, je me suis lancée… et le résultat a été savoureux ! Dommage seulement que je n’aie pas eu davantage de sardines. Vu que le plat est un peu long à faire, on aurait eu plus à manger et ça nous aurait fait davantage de repas.

    Mais après tout, c’était un essai… qui a été transformé.

     

    Ingrédients :

     

    (Les quantités sont pour, je pense, une trentaine de sardines pas trop grosses.)

    — Sardines fraîches (À mon avis, pour des appétits moyens comme les nôtres, il faut environ sept ou huit petites sardines par personne, ou cinq moyennes. Davantage pour les gros mangeurs, au moins une dizaine).

    — 1 gousse d’ail haché.

    — 2 cuillères à soupe de chapelure ou une tranche de pain de mie (sans gluten dans mon cas).

    — 2 à 3 cuillères à soupe de raisins secs.

    — 3 cuillères à soupe de câpres.

    — Une poignée de pignons (c’est apparemment facultatif, d’autant que c’est cher, mais il se trouve que j’en avais).

    — Éventuellement, quelques brins de persil.

    — Huile d’olive, sel, poivre.

     

    Réalisation :

     

    — Commencer donc par vider les sardines, enlever l’arête centrale, puis les laver. (Si on trouve chez le poissonnier des filets, je crois que c’est tout bénéfice !) Les écailler si besoin (c’est inutile pour les petites).

    — Mettre les raisins secs à gonfler dans de l’eau chaude.

    — Faire griller à sec, dans une poêle, les pignons.

    — Hacher les raisins secs, les câpres et les pignons.

    — Faire blondir dans un peu d’huile d’olive l’ail haché. Rajouter de l’huile (environ trois cuillères à soupe) et faire frire la chapelure ou le pain de mie émietté.

    — Transvaser le mélange ail et chapelure (ou pain de mie) dans un bol, puis incorporer les raisins secs, les câpres et les pignons hachés. On peut mettre en plus du persil ciselé.

    — Saler, poivrer, et bien mélanger.

    — Farcir les sardines. Apparemment, il y a plusieurs méthodes, mais si les sardines ne sont pas trop grosses, il me semble que le mieux est de disposer de la farce sur le filet ouvert, et de le rouler ensuite dans le sens de la largeur. On fait tenir le tout par un cure-dents. Outre le fait que ça me paraît plus facile que de les farcir dans le sens de la longueur, cela donne une jolie présentation, tous ces petits rouleaux côte à côte.

    — Disposer les sardines dans un plat huilé.

    — S’il reste de la farce, l’éparpiller par-dessus, arroser d’huile d’olive, et mettre au four thermostat 6-7 (180 à 200°) pendant environ une demi-heure.

     

    Et voilà, c’était l’aventure des sardines à la sicilienne ! Une aventure où tout est bien qui finit bien…

    Mon mari m’a avoué ensuite qu’il avait eu de gros doutes concernant cette recette. Mais vu le boulot occasionné, il avait décidé de me dire que c’était bon, sans trop insister cependant pour ne pas que je réitère l’expérience. Et là, il aimerait bien savoir quand je referai ce plat…

     

     

     


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    Il y a donc des aliments que j’ai bannis pour des raisons de santé et/ou d’éthique, les deux allant d'ailleurs souvent de pair (la viande, le gluten, les produits laitiers animaux, l’huile de palme, le sucre raffiné…)

    Mais inversement, pour d’autres, je suis si convaincue de leurs bienfaits que je les consomme sans modération. J’en cite ici quelques-uns :

     

    Les omégas-3

    Notre alimentation moderne fait que nous manquons cruellement de ces derniers. On nous a poussés à augmenter nos quantités d’omégas-6 (pour des questions d’ordre commercial ? Non, je n’ose pas le croire !) que l’on trouve par exemple dans l’huile d’olive, mais il y a un vrai déficit en omégas-3. Pourtant, ceux-ci sont bons pour tout : le cœur, le cerveau, les articulations.

    Du coup, j’essaie de privilégier les aliments qui en contiennent. Parmi eux, il y a les poissons gras des mers froides (sardines, saumons, maquereaux, harengs…) Le saumon est néanmoins à éviter car soit il est d’élevage (même en bio), soit il est bourré de métaux lourds, soit les deux. D’une manière générale, les gros poissons en bout de chaîne alimentaire (c’est le cas aussi du thon) « ramassent » toute la pollution des mers ou des rivières, mieux vaut s’en passer.

    Ne nous faisons pas d’illusions cependant. Les océans étant devenus de gigantesques dépotoirs, tous les poissons que nous mangeons sont contaminés. Mais autant fuir ceux qui le sont le plus, donc les carnivores, et préférer les plus petits. Personnellement, j’aime beaucoup les maquereaux (frais bien sûr, il existe des recettes succulentes), et récemment, j’ai acheté des sardines (fraîches là encore) et je vais les tester « à la sicilienne »…

    Il y a aussi des omégas-3 dans les graines de lin (ça tombe bien, j’adore) : on peut les rajouter à une compote maison, ou les grignoter telles quelles. On m’a dit aussi qu’on pouvait les faire gonfler dans de l’eau que l’on boit ensuite. Elles possèdent autant de vertus que les graines de chia, même si elles sont moins « médiatiques »… et du coup moins chères.

    Penser aussi à l’huile de colza (à condition qu’elle soit bio et extraite par pression à froid, sinon elle est obtenue par des traitements chimiques). Mélangée à l’huile d’olive, elle assure le bon rapport omégas-3 / omégas-6 (certes indispensables également, mais à petites doses).

     

    Le brocoli

    Voici un autre « super-aliment ». Déjà, c’est un délice. De plus, il est bourré de minéraux comme le potassium, de vitamines comme la B9, d’antioxydants et de fibres. Il est bon pour le cœur, pour faire baisser le cholestérol (encore qu’il y aurait beaucoup à dire là-dessus, le cholestérol étant indispensable à nos cellules : certains médecins contestent de plus en plus la volonté affichée par la plupart de leurs confrères de faire baisser drastiquement nos taux de cholestérol, mais c’est un autre sujet). Et puis, par expérience, je ne connais pas grand-chose de mieux pour les problèmes digestifs. Mon mari a souffert longtemps de l’estomac, les médicaments étaient de peu d’efficacité (sans compter qu’ils ont pas mal d’effets secondaires indésirables), et son médecin avait même programmé une fibroscopie. On a fait une cure de brocolis… et plus de fibroscopie ! Ce légume aurait même fait ses preuves chez les gens souffrant d’un ulcère provoqué par la redoutable hélicobacter pylori.

     

    — Dans le même ordre d’idée, on peut penser au radis noir, même s’il n’est pas très « joli ». Il a un petit goût piquant qui rehausse très bien les salades quand on l’utilise cru et râpé. Lui aussi est bon pour les problèmes digestifs et notamment le foie.

    Quelqu’un m’avait indiqué qu’on pouvait l’utiliser dans les cas de maux de gorge : on le pèle et le découpe en rondelles, puis on le couvre de sucre (de canne bio), et on le met plusieurs heures au réfrigérateur. Il en sort un jus que l’on boit et qui adoucit la gorge. Je n’ai pas testé… car je n’ai pas eu de maux de gorge depuis qu’on m’a donné cette recette ! Mais je conserve l’astuce en cas de besoin.

     

     

    L’huile de coco

    Encore un aliment qui marche pour tout. Déjà, cette huile est délicieuse en cuisine, pour peu que l’on accepte de sortir des goûts standards. En pâtisserie, c’est tout simplement un régal. On peut s’en servir par exemple pour faire revenir des légumes, ou des tranches de pain perdu. Et pour ceux que le goût rebute, on trouve dans certains magasins bio de l’huile de coco sans odeur (résultat obtenu hors traitement chimique).

    L’huile de coco est bonne pour la peau, les cheveux, les dents (en bain de bouche)… mais aussi le cœur et le cerveau ! On a ainsi constaté des améliorations spectaculaires des fonctions cognitives chez les personnes consommant quotidiennement cette huile (mettons la valeur d’une cuillère à soupe). Seul inconvénient, je reconnais qu’elle est un peu chère…

     

    — Et puis, je n’oublie bien sûr pas les légumineuses, excellentes pour la santé (minéraux, protéines…) pour peu qu’on prenne le temps de les cuisiner (surtout ne pas les acheter en boîte, c'est infect !).

     

    C’est là un simple petit échantillon bien sûr de mes aliments fétiches, mais quand je les consomme, j’ai la double satisfaction de savoir qu’ils sont à la fois bons au goût et bons pour la santé ! D’ailleurs, brocoli en salade (avec un peu de pommes de terre et de betterave) et pain perdu, c’était notre menu de ce midi. Et on s’est régalé !

     

     

     


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    A priori, quand on part en vacances, ce n’est pas pour cuisiner. Mais par ailleurs, ce n’est pas non plus parce qu’on est en congé qu’il faut se contenter d’une nourriture médiocre.

    Certes, il y a des personnes qui contournent le problème en décidant d’aller au restaurant ou dans des établissements type pizzeria à chaque repas ou presque. Ce n’est pas notre cas. D’abord manger systématiquement à l’extérieur revient cher, sans compter qu’on perd pas mal de temps. Et puis, d’une manière générale, je me méfie de ce que l’on sert dans les restaurants quels qu’ils soient, de la qualité de la nourriture. Ne parlons pas du fait que nous sommes fréquemment déçus de ce que nous mangeons… soigner son alimentation rend difficile.

    Pour notre part, prendre un repas dehors au cours d’un séjour nous suffit largement, mais le plus souvent, c’est aucun. Et quand on se décide, c’est plus pour le plaisir d’un cadre particulier (j’ai un souvenir émerveillé d’une terrasse au bord de l’Allier) et pour se mettre les pieds sous la table que pour se dire qu’on va se régaler.

    Et pourtant, en vacances aussi, il faut bien manger !

    Pendant longtemps, nous avons résolu le problème d’une manière simple. Quand nous arrivions sur notre lieu de villégiature, nous nous rendions dans un supermarché quelconque pour faire l’acquisition de plats préparés qu’il suffisait ensuite de passer au four ou au micro-ondes. Et l’essentiel du séjour se passait ainsi.

    Il n’en est évidemment plus question aujourd’hui. En vacances comme chez nous, les plats préparés sont quasiment bannis.

    Mais il n’est pas évident de cuisiner quand on n’est pas chez soi. D’abord, on manque toujours de certains ingrédients. Autant à la maison j’ai à peu près tout ce dont j’ai besoin sous la main, autant en vacances, je me vois mal tout racheter.

    Par ailleurs, si on est en camping ou dans une location (comme c’est notre cas), les ustensiles de cuisine sont limités. Peu de plats, de moules, de casseroles, pas de balance de cuisine… bref, quand bien même je désirerais préparer des repas à peu près identiques à ceux que je mitonne habituellement, ce serait irréalisable.

    Et puis, ne perdons pas de vue que quand on est en vacances, ce n’est pas pour passer deux ou trois heures par jour à cuisiner. Dans notre cas, arpenter la plage ou s’y prélasser, déguster un café sur le port en regardant la mer font qu’il ne m’est pas possible, quand nous rentrons dans notre gîte, d’élaborer de bons petits plats.

    Ce n’est pas pour autant que nous mangeons mal en vacances, au contraire. Il faut juste là encore faire preuve d’un peu d’imagination, aller au simple mais bon, ce qui est parfaitement faisable.

    J’ai rôdé un système qui fonctionne plutôt bien.

    Je pars avec une liste de quelques plats qui ne nécessitent pas une grande quantité d’ingrédients ni d’ustensiles, et qui se préparent assez vite.

    Et à notre arrivée, rituellement, nous faisons deux haltes pour les courses : dans un magasin bio (heureusement, il y en a un qui a ouvert là où nous nous rendons) pour acheter la base : farine sans gluten, sucre en poudre, lait d’amande, œufs, fruits et légumes. Et dans un supermarché pour le poisson par exemple. Ensuite, s’il manque quelque chose, les petits magasins locaux font l’affaire.

    Il ne reste plus qu’à concocter le matin un peu tôt avant de sortir ou le soir après la plage quelques recettes rapides et faciles.

    Par exemple une omelette de pommes de terre (avec un coulis de tomates ou des cornichons), ou un gratin de pommes de terre, ça prend une vingtaine de minutes, une demi-heure maximum.

    Je fais aussi volontiers des plats de poisson, mais sous une forme très simple. Soit cuit au court-bouillon avec une bonne mayonnaise (un quart d’heure de travail), soit au four avec de l’huile d’olive et des petits légumes (oignons, courgettes, tomates, vingt minutes environ).

    Faire revenir des noix de Saint-Jacques et les rajouter dans une fondue de poireaux est un tout petit peu plus long mais simple aussi, et servi avec un mélange à base de crème d’amande et soja, ou épeautre, c’est un régal.

    Nous aimons bien occasionnellement les quenelles de tofu qu’on fait gonfler au four dans de la sauce tomate à laquelle on a rajouté des champignons frais (un quart d’heure de préparation).

    Bref, il y a des quantités de recettes qui nécessitent peu de temps, et peuvent se réaliser même quand on n’a sous la main que le strict minimum pour cuisiner.

    Pour les desserts, je me limite en général à deux sortes :

     Le pain perdu dont j’ai déjà eu l’occasion de parler est un vrai délice, et se fait très vite sans aucun matériel particulier, seulement une poêle, un bol et un fouet. On l’arrose de miel local (en Corse, c’est le miel de maquis que nous adorons).

     Ultra-pratique aussi en vacances, le gâteau au yaourt. Comme c’est le pot contenant le yaourt qui sert de mesure, pas besoin de balance, et cela nécessite uniquement des ingrédients que l’on a sous la main même en vacances.

    J’y rajoute parfois des mûres que j’ai cueillies quand c’est la saison, ou tout simplement des raisins secs que je fais gonfler (pas dans le rhum comme à la maison, je ne me déplace pas en voyage avec une bouteille de rhum !).

    Il est possible aussi de tester l’omelette sucrée qui ne requiert que des œufs, du lait, du sucre, un peu de farine et que nous dégustons avec de la confiture de figues.

     

    Bref, en vacances, il y a certes le ciel, le soleil, la mer, le farniente… mais aussi les délices du palais dont il n’est pas question de se passer.

     

     

     


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