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    Au début, cuisiner sans lactose peut paraître très compliqué, tant nous avons l’habitude du lait, de la crème fraîche, du beurre... Mais au bout de compte, une fois que l'on est un peu informé et habitué, cela devient plus clair et l’on peut faire de délicieuses recettes.

    La plupart du temps, il est possible de remplacer le lait de vache par des laits végétaux. Pour les desserts, mon préféré est de loin le lait d'amande, qui a une consistance onctueuse et convient très bien. J’essaie de le prendre sans sucres ajoutés, surtout pour la pâtisserie où on utilise déjà du sucre. Les laits de riz ou d'avoine, par exemple, ressemblent plus à de l'eau. Le lait de soja est bien aussi pour cuisiner, mais il ne faut pas abuser de tout ce qui est à base de soja, pour des questions hormonales (le soja est à éviter complètement pour celles et ceux qui ont des problèmes de thyroïde, et à limiter pour les autres pour ne pas créer de pathologie).

    La crème fraîche peut être remplacée par de la crème d'amande, de la crème de soja (avec la même réserve que pour le lait), de la crème de riz ou d’avoine (mais elles ont une couleur un peu grisâtre qui je l'avoue, me rebute personnellement). Le plus souvent, par exemple dans les gratins, j’opte pour un mélange crème d’amande et crème de soja.

    À la place du beurre, l'idéal en pâtisserie me semble la purée d'amande (blanche ou complète). C'est délicieux, et ça donne à peu près le résultat du beurre. Le mieux est d’en mettre légèrement moins que la quantité de beurre indiquée dans la recette, et de délayer avec un peu d’eau. Dans une béchamel, on peut tester la purée de sésame qui n'est pas mal, en la délayant là aussi avec de l’eau, ou tout simplement de l'huile (de colza de préférence, pour les oméga 3). 

     

    Pour moi qui à titre personnel n'ai pas renoncé complètement aux laits animaux, je n'utilise plus que ceux de chèvre ou de brebis, bien sûr bio et entiers. Il existe aussi de la crème fraîche de brebis qui est délicieuse dans une tarte aux poireaux par exemple. On trouve (mais pas très facilement, je le reconnais, et pas toute l’année) des beurres de chèvre et de brebis dans les magasins bio. Je suis venue à cela pour les béchamels, c’est-à-dire malgré tout assez rarement.

     

    Bref, si au début, supprimer le lait peut apparaître comme une grosse complication au quotidien, ce n'est en fait pas le cas. 

     

    Je fais pas mal de desserts sans jamais ni lait, ni crème, ni beurre. Je les confectionne même pour des personnes qui n'ont rien exclu de leur alimentation, contrairement à moi. Et je m'aperçois que si je ne dis rien, personne ne se rend compte qu'il n'y a pas de produits laitiers d'origine animale dans ma pâtisserie. Par contre si je le dis… on m’affirme que le goût est un peu différent !!!

     

     

    Comme quoi, tout est dans la tête !

     

     


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    Quand j’ai commencé à m’intéresser vraiment à mon alimentation, s’est assez vite posé le « problème » du lactose. J’ai pas mal fouiné notamment sur internet, et j’en suis arrivée à la conclusion qu’il est préférable d’éviter tous les produits laitiers d’origine animale.

    Naturellement, je ne suis pas scientifique, je le sais bien ; mais outre mes lectures, je me suis basée aussi sur un peu de bon sens. Et j’ai donc supprimé en particulier le lait de vache (qui me paraît le plus mauvais) pour deux raisons principales.

     

    — Une raison de santé

    60% environ de la population mondiale est intolérante au lactose (le lactose est le sucre des laits animaux, comme le fructose est le sucre des fruits) et/ou à la caséine (une des protéines du lait de vache). La plupart du temps, nous ne possédons pas les enzymes pour digérer lactose et caséine. Cela entraîne différents troubles comme des problèmes digestifs, mais aussi des phénomènes inflammatoires.

    Ce n’est pas franchement une surprise. Sur Terre, l’espèce humaine est la seule, passé l’époque du sevrage, à continuer à consommer du lait. Et qui plus est, du lait d’une autre espèce !

    Les animaux dans la nature ne mangent évidemment aucun produit laitier une fois qu’ils ont cessé de téter leur mère. Et nous savons tous que si les chats domestiques aiment généralement le lait qu’on leur offre avec une certaine légèreté, souvent celui-ci les rend malades.

    Et de façon surprenante (ou pas), les animaux à l’état naturel sont beaucoup moins atteints que les hommes par tout un tas de maladies dégénératives (ils ont nettement moins de rhumatismes que nous, pour ne citer que ça. Pour reprendre l’exemple des chats, nous en avons tous vu, âgés de quinze ans ou plus, conserver une étonnante agilité).

    Par ailleurs, les scientifiques qui étudient des squelettes très anciens ont pu remarquer que certaines pathologies inflammatoires (comme l’arthrose), apparaissent massivement sur les restes humains depuis environ 10 000 ans (alors que c’était moins le cas avant), c’est-à-dire à l’époque où l’homme se sédentarise et où l’agriculture et l’élevage font leur apparition. Le célèbre « homme d’Ötzi », pourtant relativement jeune, a des articulations en bien mauvais état.

    10 000 ans à l’échelle de l’évolution, ce n’est pas énorme. Est-il anormal que nous ne soyons pas faits pour digérer quelque chose que la nature n’avait pas prévu que nous devions assimiler un jour ? Ça me paraît personnellement très logique.

     

    — Une raison éthique

    L’homme étant omnivore, il a toujours tué des animaux pour consommer leur viande (également pour se vêtir). Certes. C’est pourquoi être végétarien peut être un choix de vie (et c’est d’ailleurs le mien), mais il n’est pas complètement « naturel ».

    Cependant, à l’époque préhistorique, l’homme était loin de manger de la viande comme nous le faisons aujourd’hui (c’est-à-dire dans les pays occidentaux, une fois par jour pour certains, ou du moins plusieurs fois par semaine pour la plupart). Autrefois, l’homme mangeait de la viande… quand il en trouvait. Quand c’était la saison. Quand il était arrivé à tuer un animal. On restait certainement parfois des semaines ou des mois sans en consommer.

    Il y a environ 10 000 ans, quand le mode de vie nomade devient plus rare, l’élevage (et l’agriculture, mais ce n’est pas ici le propos) se généralise. Désormais, la viande est à disposition quand on veut. Et le lait aussi. Si la viande reste un aliment cher, réservé longtemps à une certaine catégorie de la population, c’est moins le cas pour le lait. Massivement, on va donc se mettre à consommer des produits laitiers (le lait et tous ses dérivés, fromages, beurre, etc.).

    Et peu à peu, on va en arriver à des cheptels de plus en plus importants. Avec des conditions de vie pour les animaux (principalement les vaches) de plus en plus dégradées.

    À l’époque préhistorique, face à un homme ou un groupe d’hommes, l’animal avait une chance. Bien évidemment, il n’a plus cette chance. C’est l’abattoir pour tous. Et je ne parle pas des élevages intensifs, des animaux qui ne voient pas la lumière du jour, de la maltraitance, de tout ce à quoi, au fond, on n’a pas trop envie de penser quand on achète un steak ou un camembert. Car pour les animaux qui produisent du lait, l’issue est aussi l’abattoir, au bout du compte.

    Difficile de ne pas penser également (du moins pour moi), que pour qu’une vache produise du lait, il faut qu’elle ait eu un veau puis qu’on le lui ait enlevé. Régulièrement, pour continuer à fournir du lait, la vache est inséminée artificiellement pour donner à nouveau naissance à un veau. Qui souvent va finir lui aussi à l’abattoir. Pas très ragoûtant, tout ça. Donc, même consommer du lait envoie massivement des animaux à l’abattoir. Et nous sommes 7 milliards sur Terre. Ça en fait des animaux qui meurent pour notre simple satisfaction alimentaire !

    Et je ne parle pas ici des dérives de l’industrie du lait, ou de la manière dont on traie les vaches avec des machines électriques… 

     

    J’ai donc renoncé sans trop d’états d’âme aux produits laitiers (plus aucun lait de vache). Les laits végétaux sont une bonne alternative, ils n’ont pas les conséquences désastreuses des laits animaux sur la vie de la planète (parce qu’on pourrait aussi penser aux quantités astronomiques d’eau nécessaires à l’élevage, ou à toutes les surfaces qu’il faut déboiser pour que les bêtes puissent paître, pour obtenir du fourrage… tout ça n’est pas anodin pour la Terre).

    Je consomme encore en petite quantité (une fois par jour, et un petit morceau) du fromage de brebis ou de chèvre. D’abord parce que si le lait de brebis ou de chèvre contient autant de lactose que celui de vache, il ne contient pas de caséine. Donc, l’argument santé entre en ligne de compte. Et puis, l’élevage des chèvres et des brebis me paraît différent de celui des vaches (plus petits troupeaux, meilleures conditions pour les animaux ?). Donc, l’argument éthique (j’espère qu’il est juste) joue aussi son rôle.

     

     

    Les produits laitiers, des amis pour la vie ? On peut émettre de sacrés doutes… 

     

     


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    Il n’y a pas de secrets : si on veut manger le moins possible de produits trafiqués, il faut cuisiner. Pas forcément des heures d’ailleurs, mais un peu quand même. Ou avoir les moyens de se payer une cuisinière, ce qui n’est pas mon cas.

    Donc hier, je m’y suis mise, et au dîner, nous avons eu :

    — Une petite salade en entrée. À cette saison, ma favorite est un mélange de carottes et radis noir râpés, endives et betteraves cuites. C’est tout simple, mais le mariage est excellent.

    — Un gratin de pommes de terre (sans lactose).  

    — Un muffin aux myrtilles (sans gluten et sans lactose). Je mets muffin au singulier parce que je suis toujours en train de modifier les recettes que je trouve. Là, c’était une recette de muffins individuels, mais je la fais dans un moule à cake, on préfère se couper chacun une bonne tranche.

    Évidemment, pour les myrtilles à cette saison, il n’y a pas d’autre moyen que de les prendre surgelées. Il y en a heureusement des sauvages et bios. Je préfère quand elles sont fraîches, naturellement, mais il va se passer un bon moment avant qu’on en voie dans les magasins, et par ailleurs, c’est dans les fruits rouge foncé qu’on trouve le plus d’antioxydants. Donc, les myrtilles surgelées, je les considère comme un moindre mal.

     

    C'était un repas simple et délicieux. D’ailleurs, même menu aujourd’hui. 

     

     


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    Je n’ai jamais fait le vaccin contre la grippe. J’ignore si les orthorexiques le font ou non. En fait, j’ignore à peu près tout des orthorexiques, je pense même ne pas en connaître. Il y a dans mon entourage des gens qui préfèrent manger bio, certains qui n’aiment pas trop les médicaments, mais ils ne me semblent pas majoritaires et pas non plus dans la même démarche que la mienne. Bref, je m’éloigne de mon sujet.

    Je n’avais pas eu la grippe depuis… j’ai oublié quand ! Je dirais plus de vingt ans. À l’époque, j’étais très médecins et médicaments, et si je ne me faisais pas vacciner, c’était par négligence, ou parce qu’on ne me l’avait pas suggéré.

    Aujourd’hui donc, toujours pas de vaccin, bien sûr, mais je sais pourquoi. Ça se résume en quelques mots simples : je n’ai pas confiance. Aluminium dans les produits injectés, personnes qui sont tombées gravement malades, sclérose en plaques… Autant dire que ce n’est pas rassurant. Le dernier cas en date est récent : en décembre 2017, l’État a été condamné à indemniser pour près de 200 000 euros une secrétaire médicale, dont l’état général s’était fortement dégradé quelques semaines seulement après une vaccination obligatoire. Je suppose que le tribunal n’a pas prononcé cette décision à la légère, mais après de multiples avis d’experts. Et je suppose aussi que pour en arriver à ce que l’État soit condamné, il faut plus que de simples présomptions ! Donc, les vaccins ne sont pas anodins.

    Il est pourtant dans l’air du temps de les imposer. Depuis des années, la Sécu fait le forcing pour celui de la grippe, auprès des plus de 65 ans (et il me semble qu’on aimerait bien vacciner tous les autres). Et je me méfie toujours de ce type d’injonction. Et je ne parle même pas de ma défiance envers les laboratoires pharmaceutiques. Je sais, ça aussi, c’est dans l’air du temps ! Mais tant que j’aurai un doute, je m’abstiendrai. Si un jour, on me prouve scientifiquement que personne n’a été atteint d’une pathologie suite à un vaccin (pathologie souvent malheureusement beaucoup plus grave que la maladie qu’on a voulu éviter), je reverrai peut-être ma position. Mais pour le moment, ce n’est pas le cas, loin s'en faut.

    Et donc, cet hiver, j’ai attrapé la grippe. Comme des millions de Français. Et que s’est-il passé de grave ? Eh bien… rien.

    Je reconnais que quatre jours avec des accès de fièvre flirtant avec les 40°, ce n’est pas très agréable. Grelotter dans son lit, avoir les articulations qui brûlent, une fatigue intense, tout le monde s’en passerait. Il a fallu certes une quinzaine pour récupérer complètement. Et depuis ?

    Depuis, tout va bien. Il me semble même que ça va mieux qu’avant la grippe ! Par exemple, tous les soirs et toutes les nuits, j’avais des démangeaisons d’irritation. Après la grippe, plus rien. Il me semble aussi que j’ai davantage d’énergie.

    C’est un peu comme si la grippe avait permis une sorte de « réinitialisation » de l’organisme. Est-ce que c’est la forte fièvre qui a permis d’évacuer des toxines ? Est-ce que le corps, ayant mobilisé ses défenses naturelles pour lutter contre le virus, s’est ainsi renforcé ? Je n’en sais bien sûr rien, j’émets juste des hypothèses… mais je dirais presque que la grippe m’a fait du bien !

    Ne se fragilise-t-on pas à force de vouloir s’éviter toutes les maladies courantes ? Je dois dire que je me pose de plus en plus la question. Quand je vois que les enfants n’auront même plus le « droit » d’avoir la rubéole, ça m’inquiète quand même. Pour eux, mais aussi pour le monde dans lequel nous vivons, qui n’accepte plus le moindre inconfort (parce que la grippe, la rubéole, je considère ça comme de simples inconforts).

    Évidemment, je ne me prononce pas pour celles et ceux qui ont des pathologies aiguës ou chroniques. Chez des personnes avec des problèmes cardiaques ou respiratoires par exemple, la grippe est probablement bien plus dangereuse que pour quelqu’un comme moi.

    Mais justement, des gens comme moi qui se font vacciner, il y en a plein. Ils n’ont peut-être pas eu la grippe cet hiver, mais leur état général est-il meilleur pour autant ?

    Et d’ailleurs, n’emploie-t-on pas l’expression « j’ai eu une bonne grippe » ? N’y aurait-il pas une vérité intuitive derrière ces mots ? Ces maladies de saison ne pourraient-elles pas s’avérer bénéfiques, par certains côtés ?

     

    Quoi qu’il en soit, et peut-être justement parce que je l’ai attrapée cet hiver, je suis encore plus décidée à ne pas me faire vacciner l’hiver prochain. De toute manière, je suis certaine que je ne l’aurai pas. J’ai l’impression de m’être immunisée. Et puis, ma « dose » semble être une grippe tous les vingt ans, donc me voilà tranquille pour un petit bout de temps…

     

     


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    J’évoque ici les soldes parce que c’est la période, mais en fait, cet article concerne davantage la consommation en général.

    Il me semble bien que c’est au moment où j’ai commencé à devenir ultra-pointilleuse avec mon alimentation que justement, en parallèle, mon rapport à la consommation a changé. Et j’ai un peu de mal à imaginer que les deux ne soient pas liés.

    Pendant très longtemps, j’ai acheté je pense à peu près comme tout le monde. En fonction de mes moyens, bien sûr (et heureusement !), mais sans y faire trop attention. Avec des périodes où j’étais plus « sage », et d’autres où je devenais davantage compulsive (ça en général, c’est quand la tête ne va pas bien).

    Je vais me limiter à l’exemple des vêtements parce qu’il est simple, mais je pourrais parler des produits de beauté, des articles de décoration, des bijoux, même des produits ménagers, pourquoi pas ? Bref, de tout ce qui s’acquiert.

    Comme beaucoup de femmes, j’imagine (et d’hommes ?), j’ai entassé les vêtements. Mes armoires en débordaient (j’exagère peut-être un peu, mais disons que j’avais plus d’habits que ce que je pouvais mettre, surtout que finalement, je portais toujours un peu les mêmes).

    Pourquoi ? Il me semble que j’achetais sans vraiment réfléchir. Parce que je sortais une après-midi avec une amie, que j’étais contente, qu’on faisait les boutiques de fringues, et que je me laissais tenter par ce pull original ou cette doudoune qui semblait bien confortable. Parce que je me baladais, que mon œil était attiré par une vitrine, et que soudain, cette veste me faisait envie. Parce que j’avais un coup de blues que je consolais avec une jolie jupe. Parce qu’il y avait une vendeuse sympa à qui je ne savais pas vraiment dire non. Ou… parce que c’étaient les soldes et qu’il fallait en profiter pour faire de bonnes affaires !

    Si je comptais (et je ne suis certainement pas la seule) le nombre de vêtements dont j’ai fait l’acquisition parce que c’étaient « de bonnes affaires » ! Des pulls que je n’essayais même pas et souvent trop longs, trop courts, ou mal coupés. Des pantalons un peu petits mais qui iraient quand j’aurais perdu quelques kilos (ou l'inverse). LA pièce originale que je mettrais sûrement lors d’une occasion spéciale (qui ne se présentait jamais). Des motifs pour acheter quand on pense y gagner de l’argent, il y en a des quantités. Sauf que si j’achète, je ne vois pas bien comment je gagne de l’argent…

    Loin de moi l’idée qu’il ne faut jamais se faire plaisir ! Je continue bien sûr à fréquenter mes magasins de fringues favoris ou les sites internet que j’aime bien… Mais je le fais de manière plus organisée, plus « responsable » je dirais. Comme pour mon alimentation, je réfléchis, il est rare que je me laisse guider par un simple coup de tête. Quand je me décide désormais, c’est réellement que j’ai besoin d’un article, et que je sais qu’il servira. Il y a parfois encore des loupés, naturellement, mais j’en suis davantage consciente qu’avant. Et j’estime que si je m’en rends compte, j’ai déjà accompli un pas.

    J’ai de plus en plus de mal à ne me considérer que comme une consommatrice. Je n’ai plus envie de me laisser tenter par les commerçants, les publicités. De me faire manipuler, de le savoir au fond, et de l’accepter, parce que notre société veut ça, et que c’est donc normal.

    Je me sens déjà en permanence manipulée dans ma manière de m’alimenter, et plus j’en apprends, plus je m’intéresse au sujet, plus je l’approfondis, plus je réalise que je n’arriverai jamais à une nourriture qui soit celle que j’aurais vraiment voulue. Il y aura toujours un pesticide même dans le bio, un additif que je n’avais pas repéré, un produit qui aura parcouru des milliers de kilomètres alors que je le croyais français.

    Sauf que manger, j’y suis obligée, et ça se répercute en plus sur ma santé. Acheter des fringues, je n’y suis pas obligée si j’en ai déjà plein. Et plus je deviens exigeante sur mes aliments, plus je me rends compte que ma consommation baisse dans d’autres domaines. Pas tant pour faire des économies (quoique…), mais pour arrêter de me sentir le simple pion d’un « système » dans lequel je ne me reconnais plus.

    Alors depuis le début des soldes, j’ai acheté deux pulls parce que ça commençait à urger, quatre taies d’oreillers (en coton bio et français tant qu’à faire) parce que c’était quasiment indispensable, et si je trouve un manteau qui me plaise, ça ne sera pas du luxe. (Et plusieurs tubes de crème hydratante pour les mains et les pieds car j’en utilise beaucoup et que ça file vite !)

    Et ça me convient très bien, bien mieux que me retrouver avec plein de « bonnes affaires » qui inévitablement, encombreraient mes placards et que je mettrais, au mieux, deux ou trois fois.

     

    Si tant est naturellement que ce soient réellement de « bonnes affaires » ! Mais ceci est une autre histoire… 

     

     


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